19.07.2006

Fight Club

Ohoh. Ca y est, j'ai trouvé mon premier partenaire à mon boulot pour aller boxer entre midi et deux. Il a fait 2 ans de boxe anglaise il y a plusieurs années, mais il semble motivé.

Par ailleurs, un gymnase juste à côté de mon boulot me propose des créneaux, mais le soir, à partir de 18h30, et à condition d'avoir un statut d'association. Cela implique d'avoir déjà mobilisé une dizaines de personnes au moins à mon taf, mais c'est bon à savoir. Je me garde ça sous le coude.

Dans l'idéal, mon idée est de créer un club "autoorganisé". C'est à dire sans entraineur, sans entité coordonatrice, mais où chacun progresserait grâce à ses interactions avec les autres membres. Un peu comme ce qui se passe lors des processus dits "d'intelligence collective", observé chez les insectes sociaux, et où le suivi de quelques régles élémentaires par chaque individu suffit à faire émerger des phénomènes cohérents et complexes à l'échelle collective, sans pour autant que ces derniers aient été préalablement planifiés ( c'est cela, en fait, le concept scientifique "d'auto-organisation" ;  je spécifie "scientifique", car certains économistes un peu rapide en besogne, que je ne nommerai pas ici, ont récupéré ce concept, de façon souvent inappropriée, dans le but de démontrer la validité de leurs thèses).

Bon, et donc, dans ce club, les règles élémentaires à suivre pour chaque individu seraient donc : coopérer avec l'autre afin de progresser mutuellement (entraînements alternés sur "pattes d'ours", échanges de conseils tactiques, travail spécifique de tel ou tel point faible, etc). Des histoires de théorie des jeux et d'altruisme réciproque, en somme. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. Certes, mais appliqués à la boxe, ces concepts menacent à mon sens de déboucher sur des résultats tout à fait intéressants.