01.02.2007
01/02/2007
Un peu débordé ces temps-ci, entre mes recherches d’appartement, la préparation de ma période post-démission (laquelle prend effet dans un mois, soit début mars), la boxe, ou encore la gestion de divers problèmes financiers.
Et puis dans tout ça, trouver le temps pour l’organisation de quelques séances de baise, mais qui, bizarrement, ne sont pas révélées à but exclusivement « hygiéniques », mais aussi empreintes d’autres choses un peu nouvelles pour moi : en fait, lors de ces moments d'intimité récents, des choses inattendues sont sorties de moi, des comportements tournant autour de la tendresse, de l’affection, des choses dites humaines, dont je n’ai pourtant jusque-là jamais été un grand spécialiste. Non pas que je soie une sorte de macho froid et méprisant envers la gent féminine, je ne pense pas être comme ça, en tout cas au fond de moi. Mais disons que j’ai toujours eu un peu de mal à rester moi tout en m’ouvrant à l’autre, du mal à me perdre dans la fusion momentanée d’une relation sexuelle tout en restant pleinement moi. Ce qui fabriquait de l’angoisse, et donc une sorte de repli vers une posture artificielle de macho distant, justement. Par peur. Or tout cela se modifie en ce moment, sans que je l’aie pourtant décidé. Et donc du coup, des choses plus sincères et chaleureuses peuvent jaillir de moi.
En fait, c’est une période mouvante pour moi, en ce moment. Divers petits indices en attestent. Il y a déjà ce que je viens d’énoncer. Mais aussi, il y a que je suis heureux d’avoir démissionné, et d’avoir pour perspective ces deux années d’indemnisation assedic au cours desquelles je vais pouvoir m’adonner à plein à mes projets professionnels perso. Cette décision correspond en plein à ce que je veux vraiment faire. J’ai l’impression que c’est l’une des premières fois de ma vie où je fais un acte libre. Et ça me rend serein, en phase avec moi-même.
Et puis il y a plein d’autres choses, presque insignifiantes. Comme le fait d’avoir subitement décidé d’acheter une guitare électrique il y a deux semaines : j’en avais (mal) joué durant 3 ans il y a une dizaine d’années, avant de la vendre brutalement. A l’époque, j’en jouais comme un névrosé, de façon masturbatoire. Je répétais des phrases, toujours les mêmes, sans rien faire émerger de vraiment constructif. Ca m’avait gonflé d’être aussi impuissant et peu créatif avec cet instrument, et donc je l’avais vendue. Et puis là, depuis deux semaines, non seulement j’ai retrouvé mon niveau d’il y a 10 ans (ce qui certes n’était pas très dur), mais de surcroît il y a plein de choses nouvelles qui sortent, avec des lignes de voix et puis des paroles. Résultat : les soirs où je dîne chez moi, j’accompagne la cuisson de mes pâtes en faisant du son que j’aime bien, du son qui vient de moi, du son qui vit.
Il y a aussi le fait d’arriver depuis un mois à faire des trucs instinctifs à la boxe, des histoires d’esquives et de crochets, que je ne maîtrisais pas vraiment avant, ou en tout cas pas « instinctivement » justement. Et là, il y a eu un déclic.
Puis il y a encore le fait d’avoir trouvé depuis hier, après moult visites infructueuses, un appart assez formidable, et ce malgré quelques faux papiers dans mon dossier : dans une semaine, j’emménage dans un 2 pièces de 42 m2, sis dans le 13e arrdt. L’appart n’est pas en très bon état, mais le loyer est très nettement en dessous du cours actuel, ce qui m’a décidé à le prendre. C’est une putain d’occasion, en fait. Bon, il faudra repeindre les murs et réparer divers trucs, mais je m’en fous. Car il y a un grand beau salon où j’aurai la place d’inviter tous les gens que j’aime bien, où je pourrai installer mon bureau et toutes mes docs pour bosser sur mes projets, et où je vais aussi pouvoir installer mes tableaux et mon matos de peinture ; il y un hall d’entrée très large où je vais pouvoir installer un sac de frappe pour mes exercices physiques du matin (jusque là, je chaussais mes gants et frappais dans un mur, ce qui n’était pas le top pour mes phalanges) ; une cuisine étonnamment vaste où je vais pouvoir prendre toute la place que je veux pour faire des expériences culinaires délirantes tout en grattant sur ma guitare ; et puis fin du fin, il y a une baignoire... Aux alentours, il y a un lycée, avec une sonnerie qui règle la vie des voisins dès 8h du mat du lundi au vendredi. Ce qui ferait chier plein de gens je pense, mais moi ça me plaît bien : étant « du soir » comme on dit, j’ai du mal à me réveiller spontanément tôt le matin, et le temps que cela me fait perdre m’énerve. Malgré tous mes efforts depuis des années, je n’ai jamais vraiment réussi à régler mon sommeil pour un réveil spontané aux aurores. Et bon là, je crois que ce lycée va être une sorte de méthode choc pour y parvenir. Sinon, dans ma rue, il y a un marché assez connu, où je vais pouvoir m’approvisionner en bons légumes bien frais. Et ça c’est bien aussi. Voilà, en gros mon nouvel appart, c’est tout ça. Je l’ai baptisé mentalement « l’appartement de la force ».
Sinon, ce matin, je me suis réveillé en éclatant de rire : je faisais un rêve où un personnage sentencieux avait entrepris de m’expliquer l’origine du monde, et ce qu’il disait était tellement grotesque que j’ai éclaté de rire, ce qui m’a réveillé.
17:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : boxe, appartement, sexe, émotions, musique

