28.08.2007

Vivre en couple

Week end crevant, passé à déménager ma prof de français. Mais ça y est, c’est fait, elle habite chez moi officiellement, désormais. L’aventure commence. Pour 1 mois, 1 an, toujours ? A voir. Une seule chose est sûre, les raisons qui me poussent à habiter avec elle sont objectives… et surtout objectives. Elle a ce que je recherche chez une femme depuis longtemps : sens de la famille, fidèle, féminine, intelligente, rigoureuse, excitante physiquement, aimant faire plaisir à son mec, pleine d'humour, aimant un mec qui est à sa place de mec… Voilà, ça me va, ça me suffit, je veux bien tenter un truc avec elle.

Quant à l’amour… je ne crois pas aux histoires d’amour. Enfin, à l’amour romantique, tous ces trucs. De toute façon, je tombe amoureux une fois tous les 10 ans. La dernière fois, c’était avec V* (j’ai donc encore 6 ans de répit, ouf). En fait, question couple, je crois simplement à l’estime pour l’autre… et aux vertus générées par de bonnes rigolades au pieu. Le reste, c’est de la névrose à deux balles, pour moi.

En attendant, je rentre chez moi le soir, et elle est là. Elle m’a préparé à manger, on discute. C’est agréable. Je me ferai chier, tôt ou tard. Sûrement.

Bon, en fait, mon sale petit secret perso, le truc que j'ai pas trop envie de m'avouer, c’est que j’ai très envie d’avoir des gamins. Voilà. C’est surtout pour ça que je fais ça, c’est pour ça que je me maque avec elle. Car à mon avis, c’est une super mère potentielle pour mes enfants. Elle est du genre à défendre ses enfants mordicus, comme un animal. Et en même temps, ce qui est génial chez elle, c'est que pour elle, des enfants sans père ne peuvent pas être heureux. C'est l'inverse de la fille qui veut des enfants "rien que pour elle", l'inverse de cette fille phallique et névrosée qui court les rues. Elle veut un père pour ses enfants, elle sait que une mère ça ne suffit pas. Et ça, putain, c'est précieux. C'est si rare de rencontrer une fille qui pense comme ça, aujourd'hui.

Sans toutes ces raisons, je crois que je serais resté célibataire, sinon.

Bizarrement, je ne me sens pas résigné, mais simplement réaliste. Ce n'est aucunement incompatible avec le bonheur, et je crois même que c'est le contraire.