13.09.2007
Ce post, c’est rien que pour me la péter
Bon. Il se passe des trucs bien pour moi, là, en ce moment. D’où le fait entre autres que j’ai pas trop eu le temps de poster.
En gros :
- j’avais mentionné dans un post récent le fait que je devais rencontrer en septembre le boss d’une grosse agence d’étude parisienne, et qui se disait intéressé par mon « projet à pognon » (ce truc pour voir clair dans la tête des lectorats, sur lequel je travaille depuis un bon bout de temps maintenant, et avec lequel je vous bassine depuis longtemps aussi). Bon. Donc je l’ai rencontré il y a quelques jours. J’avais préparé une petite prez powerpoint. Il m’a écouté pendant une heure. Puis il a commencé à me dire ce qu’il en pensait. En bon parano, j’attendais des critiques… mais il y en a pas eu. En bref, il pense que mon outil est bon. Il dit qu’il a 3 clients qui seraient intéressés, là maintenant tout de suite, par mon truc. Il aimerait qu’on co-développe mon outil avec d’autres éléments théoriques qu’il maîtrise bien (des éléments à bases de sémiotique), puis qu’on s’en aille voir ses clients actuels avec le truc sous le bras. Par ailleurs, il me dit que mes compétences en sciences humaines l’intéressent, et qu’il pourrait me faire bosser comme consultant free lance sur des missions, si ça me branche. On finit le rencart en calant une date pour discuter modèle économique, partage de revenus, en ce qui concerne mon outil. Au final, je ressors en pleine forme, et je passe le restant de la journée à rien foutre, tellement je suis content.
- une amie qui bosse dans une prod cinéma m’appelle pour me dire qu’elle a pensé à moi pour co-écrire un scénario que sa boîte est actuellement en train de produire. C’est pas encore signé, car il faut que le courant passe avec le boss de sa boîte, mais enfin, c’est à suivre. En attendant, elle m’envoie le scénario histoire de préparer le rencart.
- je vais changer de bureau (je ne peux plus rester là où je suis, car un mec qui était à ma place avant, a décidé de revenir) : le patron d’un magazine que je connais me sous-loue un bureau dans ses locaux. La chose intéressante est que ce mec m’avait déjà dit qu’il pouvait me donner des conseils sur les histoires de levée de fonds. Et donc ça risque de servir, pour mon projet de site web. Je vais donc quitter ce bureau que je sous loue actuellement, où je dois bien avouer que la fréquentation des bobojournalistes commençait à me peser, pour me retrouver dans un environnement à priori beaucoup plus intéressant.
- j’ai trouvé deux actionnaires pour mon site web (deux amis, en fait, qui d’une part m’aiment bien et qui d’autre part pensent que le concept est bon).
- le boss de la boîte d’étude dont j’ai parlé plus haut m’appelle aujourd’hui pour me faire deux propals. Première propal : l’un de ses clients, un magazine de presse écrite qui marche plutôt bien en ce moment, est ok pour tester mon outil. Ce qui est intéressant, c’est que je vais pas bosser dans mon coin sur ce coup là : je vais bosser de concert avec ce mec, on va mobiliser chacun nos domaines d’expertise respectifs. Je vais donc apprendre plein de trucs. Deuxième propal : il me demande si ça m’intéresse de faire un travail de consulting sur une émission TV qui ne marche pas bien. Je la joue tranquille et je dis « je sais pas, il faudrait que j’ai plus d’éléments pour répondre ». Le mec me donne rencart pour en parler la semaine prochaine.
Bon, voilà.
Putain, les mecs, j’ai la grosse pêche. En même temps, je me dis que si cet été passé à bosser tout seul sous la pluie parisienne n’avait débouché sur rien de positif à la rentrée, mon moral aurait fait un peu la gueule, je crois.
En ce moment, je pense souvent à ce phénomène qui, lorsqu’on a décidé de tout perdre, de lâcher des choses auxquelles on tient très fort, des évènements positifs complètement inattendus se mettent à survenir. J’ai expérimenté cette chose plusieurs fois dans ma vie, et ça s’est souvent vérifié. Il y a toujours un moment où je veux lâcher « la chose précieuse » pour vivre la résurrection à nouveau. A chaque fois, mon entourage me dit que je déconne, que je suis dingue. Mais je le fais quand même. En fait, je crois que j'opère volontiers à ce genre de choix parce que j’y ai été précocément « entraîné » : au début de ma vie, j’ai tout perdu, et puis un peu plus tard j’ai tout gagné. De ce fait, j’ai toujours eu en moi une sorte de conscience bizarre, pas intellectuelle mais émotionnelle, de l’absence totale de sens aux choses. On perd des choses vitales, on ressuscite, on meurt à nouveau…. On fait un combat de boxe où on donne tout ce qu’on a dans le bide, alors même qu’on a appris juste avant le match que les dés sont pipés, que on perdra le match de toute façon, que le mec en face va nous descendre quoi qu’il arrive. Donc je trouve ça ludique, et même paradoxalement « sensé », de vivre ainsi. Hum, c’est un peu embrouillé, tout ça, pas vrai ?
En attendant, il est 19h30, je suis dans mon bureau à écrire cette note, et je me fais un peu chier. J’ai plus envie de bosser, et aucun ami n’est disponible ce soir pour aller prendre un verre. Je crois que je vais aller faire une petite virée solo, dans le bar tenu par ces mecs que j’ai rencontré récemment, et dont j’ai parlé dans un de ces derniers posts.
Avant de partir, je vous mets ce morceau que j’écoute en boucle en ce moment. Ok, ça passe partout à la radio+TV, mais franchement, c’est le feu nucléaire, ce morceau. En plus, ce Mika, il est libanais. Take it easy, les mecs.
20:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fric, sémiotique, absurdité, mort, mika

