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22.11.2007
22/11/07
A part ça, j’ai pas mal de marques disgracieuses sur le visage cette semaine, suite à la boxe. Je n’aime pas trop, car il est loisible d’imaginer quand on me croise dans la rue que je me suis fait casser la gueule. Ce qui n’est pourtant pas vrai en soi, puisque « se faire casser la gueule » comporte une dimension radicalement asymétrique, laquelle ne caractérise pourtant pas les dernières bastons sur ring que j’ai pu faire ces derniers jours. Enfin, tant pis pour mon narcissisme.
Hier soir, eu une conversation intéressante avec le patron de la boite de téléphonie où je sous-loue mon bureau. Un portugais d’origine, 40 ans, a monté plusieurs SSII dans le passé, et là, commence à faire pas mal de fric avec sa boîte. On parle d’abord de référencement en général, puis du référencement dans le domaine des sites de cul, domaine dans lequel selon lui on trouve les meilleurs référenceurs qui soient, ce qui se comprend au vu du climat hautement concurrentiel de ce secteur du web. Puis on parle d’art contemporain (c’est un petit acheteur, qui se lâche de temps en temps sur quelques pièces), et j’apprends plein de trucs sur ce milieu en général, et aussi sur Pinault en particulier, connu pour son activité dans le domaine de l’art contemporain, et qui semble être un type psychologiquement assez intéressant.
Côté projet à pognon, mon futur associé me propose de co-écrire un article dans une revue spécialisée en marketing, afin de parler de l’approche qu’on développe en ce moment, ce qui serait un moyen sympa de la légitimer (il a pas mal de connections avec le monde universitaire). Je trouve ça bien comme idée, mais enfin, moi ce que je veux en ce moment, c’est du fric. Car en terme de contrats, on attend des réponses suite à des rendez-vous faits dernièrement, mais on a pas de feu vert pour l’instant. Et c’est contrariant, parce que là, je suis vraiment un peu fauché. J’ai vraiment besoin de renflouer les caisses, c’est urgent.
Sinon, Lexplo m’envoie récemment une vidéo intéressante : un documentaire sur les hooligans anglais, que j’ai trouvé assez beau. L’intérêt de ce documentaire est de ne pas résumer les motivations des hools à des histoires de contexte social, et de les montrer pour ce qu’elles sont avant tout : consécutives à un besoin archaïque et universel de baston, qui transcende largement le hooliganisme au fond. Bien sûr, le docu prend les précautions d'usage, surtout au début, pour ne pas risquer l'accusation de complaisance. C'est de bonne guerre, un prix à payer pour tout sujet de ce type.
En regardant le film, je m’aperçois alors que le documentaire est réalisé par un mec que je connais : c’était mon directeur de stage il y a longtemps, lorsque j’ai voulu sortir du milieu du cinéma pour aller dans le journalisme. Ce mec était vraiment bien, il m’avait beaucoup encouragé. Ce mec était passionné par Céline, il m’avait d’ailleurs fait découvrir l’existence de « Bagatelles pour un massacre », que je ne connaissais pas à ce moment car je n’avais pas lu grand-chose à l’époque (ce qui n’a pas énormément changé au fond). Il était plus ou moins à gauche, mais réfléchissait sans cesse, se questionnait tout le temps. Bref, je m’étais dit que si tous les journalistes étaient des mecs aussi indépendants intellectuellement que lui, alors j’allais adorer ce métier. J’ai bien sûr déchanté rapidement par la suite, mais on s’en fout, tout le monde sait ce qu’est qu’un journaliste aujourd’hui, et je devais être le seul con à l’époque à l’ignorer.
Je vous mets les vidéos. Enjoy.
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13.11.2007
13/11/07
Pas mal de rendez vous ces derniers temps dans diverses entreprises presse/audiovisuel pour mon projet à pognon. Ca se passe bien. Le mec qui va s’associer avec moi s’avère nickel. En fait, lors des rendez vous on se complète bien : moi je suis l’ovni qui n’a jamais fait de marketing et qui atterit dans le bureau des clients avec des idées bizarres et nouvelles, et lui c’est la caution rassurante, il impose le respect via son CV et ses références. Et au final, on est bien perçu. Du coup, j’ai commencé à me documenter sur le montage d’une sarl.
Sinon, à une fête, rencontré une fille intéressante : E*, 25 ans, a été l’égérie d’une marque d’alcool un peu ringarde, oscille entre mannequinat et diverses activités qui sont disons, un mix entre bizness et spectacle vivant. E* est manifestement pleine de failles, et en même temps elle est très forte, c’est une drôle de fille ; d’ailleurs, je ne suis manifestement pas le seul mec à être intrigué par ce drôle de petit animal, au vu de sa vie privée un peu compliquée.
Depuis cette fête, on se voit assez souvent, de façon assez naturelle en fait. Quand on peut pas se voir, c’est msn et autres. Tout ça se passe sans drague, juste avec un soupçon d’ambiguïté qui me suffit amplement.
Du coup, je lui ai parlé de mon projet de site (un truc sur la mode et les femmes) et elle est assez emballée. Ce qui tombe bien car moi, pour ce site, j’ai besoin d’une sorte d’ambassadrice classe et pas conne. Je croyais avoir déjà trouvé cette ambassadrice en la personne de cette mannequin polonaise dont j’ai déjà parlé, mais cette dernière nourrit le projet de partir longtemps en Inde. Bon, pourquoi pas au fond. J’avais donc un peu mis en veilleuse mon histoire de site, mais du coup cette rencontre avec E* relance les choses. Je risque donc fort de lancer ce truc sur mes deniers personnels (donc pour vraiment pas cher) et cela très prochainement.
Quant à ma prof de français, RAS, c’est bien, c’est même très bien ; on se fait la tournée des familles à Noël. La première fois depuis une petite dizaine d’années que je vois mes parents à Noël, en passant, et ça c’est pas mal aussi.
Cinéma :
- vu un peu par erreur « Le dernier gang ». A un moment, un court dialogue du film s’est mis soudainement à me faire gamberger sur moi, des trucs bizarres et pas agréables me sont remonté d’un seul coup dans la salle de cinéma. Ces moments où on a l’impression que le décor se déchire, où on entrevoit soudain des bouts de la machinerie qui fait marcher le show de sa vie. Enfin, vous voyez peut être ce que je veux dire.
- sinon, vu le dernier Cronenberg, « Les promesses de l’ombre » et là, franchement, ça vaut le détour. Des personnages psychologiquement consistants, une scène de combat mythique dans un sauna, une structure scénaristique impeccable, et puis surtout cet incroyable Vigo Mortensen, encore meilleur que dans « History of violence ». Cronenberg est un des meilleurs réalisateurs du moment, et Mortensen un putain d’acteur. Quant à Vincent Cassel, notons que son rôle de pédé pleurnichard lui va comme un gant.
Sinon, une jolie scène vue cette semaine : je suis assis en terrasse d’un bar, et deux garçons de 7-8 ans passent devant moi. L’un tient l’autre par l’épaule pendant qu’ils marchent, ils parlent de trucs qui ont l’air importants. Deux amis, dans leur monde.
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02.11.2007
Beauté
19:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

