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31.08.2007
Chanter en travaillant
Journée passée à bricoler chez moi afin d'accueillir les meubles de ma prof de français, tout en écoutant Laibach. Très efficace.
01:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Laibach, bricolage
28.08.2007
Vivre en couple
Week end crevant, passé à déménager ma prof de français. Mais ça y est, c’est fait, elle habite chez moi officiellement, désormais. L’aventure commence. Pour 1 mois, 1 an, toujours ? A voir. Une seule chose est sûre, les raisons qui me poussent à habiter avec elle sont objectives… et surtout objectives. Elle a ce que je recherche chez une femme depuis longtemps : sens de la famille, fidèle, féminine, intelligente, rigoureuse, excitante physiquement, aimant faire plaisir à son mec, pleine d'humour, aimant un mec qui est à sa place de mec… Voilà, ça me va, ça me suffit, je veux bien tenter un truc avec elle.
Quant à l’amour… je ne crois pas aux histoires d’amour. Enfin, à l’amour romantique, tous ces trucs. De toute façon, je tombe amoureux une fois tous les 10 ans. La dernière fois, c’était avec V* (j’ai donc encore 6 ans de répit, ouf). En fait, question couple, je crois simplement à l’estime pour l’autre… et aux vertus générées par de bonnes rigolades au pieu. Le reste, c’est de la névrose à deux balles, pour moi.
En attendant, je rentre chez moi le soir, et elle est là. Elle m’a préparé à manger, on discute. C’est agréable. Je me ferai chier, tôt ou tard. Sûrement.
Bon, en fait, mon sale petit secret perso, le truc que j'ai pas trop envie de m'avouer, c’est que j’ai très envie d’avoir des gamins. Voilà. C’est surtout pour ça que je fais ça, c’est pour ça que je me maque avec elle. Car à mon avis, c’est une super mère potentielle pour mes enfants. Elle est du genre à défendre ses enfants mordicus, comme un animal. Et en même temps, ce qui est génial chez elle, c'est que pour elle, des enfants sans père ne peuvent pas être heureux. C'est l'inverse de la fille qui veut des enfants "rien que pour elle", l'inverse de cette fille phallique et névrosée qui court les rues. Elle veut un père pour ses enfants, elle sait que une mère ça ne suffit pas. Et ça, putain, c'est précieux. C'est si rare de rencontrer une fille qui pense comme ça, aujourd'hui.
Sans toutes ces raisons, je crois que je serais resté célibataire, sinon.
Bizarrement, je ne me sens pas résigné, mais simplement réaliste. Ce n'est aucunement incompatible avec le bonheur, et je crois même que c'est le contraire.
23:20 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : couple
23.08.2007
Retour de ma prof de français
Ma prof de français est revenue. J’avoue que depuis son départ, je cogitais un peu : je ne la connais de depuis 3 mois, je lui propose de venir habiter avec moi, elle dit oui… étais-je allé trop vite ? Je flippais pas, mais enfin, je cogitais.
Et puis dimanche, je suis allé l’attendre à la gare : quand je l’ai vue arriver sur le quai, dans la foule bronzée, quand j’ai vu son adorable sourire, merde, qu’est ce que j’étais heureux. J’ai compris que mes cogitations solitaires des deux dernières semaines n’avaient pas de fondement. J’avais simplement psychoté pour rien.
On a dîné dans un resto japonais. On a parlé de la religion catholique, de ses limites actuelles quant à la façon dont elle se présente aux individus, de Nietszche.
Les jours suivants, les effluves de sa présence se sont à nouveau instillées dans mon appart. C'était bien.
Hier, elle a calé des visites dans son ancien appart, afin de pouvoir le lâcher le plus tôt possible. Elle a donc passé une annonce, et plein de gens se sont mis à l’appeler dès le matin. J’étais pas encore parti bosser, je la regardais répondre au téléphone, et j’ai commencé à me dire que c’était mieux que je l’accompagne. Car passer ma journée au bureau en l’imaginant seule dans son ancien appart, ouvrant la porte à des inconnus, ça ne me plaisait pas trop.
Il faut vous dire que ma prof de français a un physique assez avenant, en fait. Et quand elle est seule en ville, des « évènements non souhaités » surviennent parfois – insultes, etc.
Résultat : je l’ai accompagnée, et j’ai bossé toute la journée dans son ancien appart sur mon ordi portable, pendant qu’elle jouait à l’agent immobilier. Only paranoids survive.
En fin de journée, après les visites, elle m’a montré son album photo (elle a encore plein d’affaires dans son ancien appart, qui ne seront déménagées que ce week-end). Je l’ai vue bébé, enfant, ado… C’est complètement con, mais ça m’a touché au plus haut point. J’ai imaginé sa vie de l’époque : cette nana qui à 14 ans était la bombasse de son collège, première de sa classe, lisait des livres comme une folle, jouait de la guitare dans un groupe de rock gothique…
Une photo notamment m’a particulièrement touché : on la voit après une épreuve de guitare classique au conservatoire. Elle est en train de se lever de sa chaise en se touchant une mèche de cheveux, elle a le regard lointain, elle pense à plein de trucs.
Bon, j’arrête avec ma prof de français.
Aujourd’hui, je suis à mon bureau. Je bosse tandis que dehors, il pleut des trombes d’eau. Il y a une journaliste qui bosse aussi (c’est un bureau collectif), une fille que je n’aime pas trop, qui rigole nerveusement à chaque phrase qu’elle fait. Elle fait aussi des drôles de soupirs dans ses phrases, comme si elle disait des trucs vachement importants. Accessoirement, c’est la journaliste archétypale, bobo à mort, la pensée en pilotage automatique, toutes ces choses. Pour l’instant, c’est donc une journée sans grand intérêt.
Ce soir, encore une visite dans l’ancien appart de ma prof, puis dîner avec C*, pour parler de l’avancement de mon/notre projet de site web.
Globalement, je suis dans un état de confort mental assez agréable. J’apprécie, j’avoue.
16:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.08.2007
Ces 8 derniers jours
- Samedi dernier : diner avec une amie. Quand je la ramène en scoot, je croise des mecs en scooter, assez émêchés, et assez marrants. Ils nous proposent de les accompagner dans un rade, on les suit mais c’est fermé. Ils veulent aller ailleurs. Je raccompagne ma pote et les rejoins dans un bar d’oberkampf. J’ai pas envie de dormir, et me dis que raconter des conneries avec des mecs bourrés et sympas le restant de la nuit peut être bien. Et effectivement c’est ce qui se passe. Ces mecs font assez pieds nickelés : un patron de bar extraverti, son associé petit et romantique, leur serveur un maghrébin assez marrant, et un patron de resto indien voisin de leur bar. Ils n’ont rien à voir les uns avec les autres, ils sont en virée, la vie quoi. On sors du bar à 6h du mat. J’irai faire un tour dans leur troquet un de ces prochains jours.
- Dimanche : passé à mon bureau à bosser sur mon site web toute la journée. Soir couché tôt. Je n’ai parlé à personne ce jour, je crois.
- Lundi : je décroche pour début septembre un rdv avec le patron d’une grosse agence d’étude marketing pour titre de presse : je lui ai parlé de mon projet à pognon (un outil pour voir clair dans la tête des lectorats) et il me dit « ce que vous proposez comme outil, c’est ce que tout le monde cherche en ce moment ». Comme je ne suis ni marketer ni scientifique (mon outil utilise des données scientifiques) , mais juste un ancien journaliste scientifique, il est néanmoins un peu incrédule. Je lui dis que je peux lui présenter le truc en détail (sans que ça soit utilisable par lui, bien sûr). Il me dit que s’il trouve ça bien, on pourrait cobrander le produit, moi et son agence. Soir : dîner avec une amie. Je vais la chercher dans la boîte de prod où elle bosse. Il y a un apéro. J’y rencontre ses collègues, presque que des filles. Il y a une noble assez sexy et attirante, célibataire, 29 ans, et qui veut 7 enfants. J’essaie de pas la désirer, et discute avec d’autres personnes. Puis je pars dîner avec ma pote.
- Mardi : matin au bureau. Après midi : rdv avec le producteur pour qui je bossais il y a quelques années. Je lui parle de mon scénar de film de droite qui avance, et on discute des modalités d’un éventuel contrat. Soir : je passe dans un bar tenu par un pote de P*. J’y rencontre cette polonaise dont j’ai déjà parlé. Je lui parle de mon site web, et lui dis que je vais avoir besoin de gens qui connaissent bien le milieu de la mode. On réfléchit à comment ça pourrait se dérouler concrètement, le fait étant que dans les premiers mois je ne pourrais payer personne en cash, mais que en parts de société. Elle est pas du tout hostile au truc, elle dit qu’elle doit réfléchir. En tout cas elle aime mon projet.
- Mercredi : journée bureau. Soir : je vois mon pote P*, qui rentre de Londres, et qui va s’installer là bas, c’est décidé, pour y rejoindre sa copine. La vie suit son cours. Il va me manquer ce con.
- Jeudi : pas grand-chose. Je croise un ex plan-cul, on se balade dans les jardins du Luxembourg. Soir : un verre avec la Blonde du bar dans un troquet du 14e. Ca fait longtemps que je ne l’avais pas vue, et ma foi c’est une soirée agréable.
- Vendredi : journée bureau. Soir : dîner chez P*.
- Samedi (aujourd’hui) : je passe ma journée à faire du sport : une partie de tennis avec P*, puis jogging au Parc Montsouris, puis quelques longueurs dans une piscine près de chez moi. Ca fait 2 semaines que je n’ai pas touché de clopes, et là, si j’arrive à maintenir comme avant un rythme sportif correct, alors adieu la clope, ça va être bon.
Bon voilà pour le récap. Sinon, j’ai aussi passé quelques moments bizarres ces derniers jours, très « rebirth » : des émotions enkystées qui me sont remontées, tout droit issues des premiers mois de ma vie (lesquels ne sont pas très académiques, c’est le moins qu’on puisse dire). Bon, je m’étais conditionné, en fait, pour les faire remonter ces émotions. Je voulais comprendre des trucs, des trucs sur moi et le réel en gros. Le cerveau est une machine dingue.
Tiens, à la radio, il y a ce morceau qui dit plaintivement "Ouvrez les frontières, ouvrez les frontières". Les paroles sont tellement connes que du coup en réponse, j'ai envie de mettre un morceau de Blonde Redhead, encore. Lequel est fort à propos intitulé "Water". Enjoy.
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11.08.2007
Itéré
Ma prof de français est à Nice, chez ses parents. En ai profité hier soir pour faire un tour dans 2 bars de mon quartier que j'aime bien : mangé un steack tartare au comptoir du premier, en discutant avec le barman, un jeune mec très sympa. Puis allé dans le bar-resto tenu par une connaissance. Sa copine est là, la belle polonaise dont j'ai parlé il y a quelques posts (science po + mannequinat + marketing), qui l'aide à faire le service. Je lui parle de mon site web, lequel est dédié aux femmes. Elle est intéressée par le concept. En ce moment, à part quelques défilés à plusieurs milliers d'euros la journée, elle ne branle pas grand chose. Alors je me dis qu'elle pourrait être une chouette ambassadrice de mon projet, sans compter que sa culture marketing et son réseau dans le domaine de la mode pourraient aussi m'aider. On s'échange nos emails. Je me demande si je ne vais pas lui proposer un truc.
Aujourd'hui : je suis au bureau, à bosser sur le dossier de présentation de mon site web. Me suis levé tard, ai donc peu bossé, et donc me suis interdit d'aller voir le match de rugby. Je crois quand même que je vais aller voir la 2e mi-temps.
En attendant, je bloque autistiquement sur ce morceau de Blonde Redhead depuis plusieurs heures :
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09.08.2007
A part ça
Bon. Sinon, qu’est ce que j’ai foutu ces derniers jours ? En vrac :
- Aidé à déménager des copines. Rencontré à cette occasion le comédien d’un film que j’aime bien.
- Revu une ex, avec qui je suis resté 4 ans. Dîner assez surréaliste. A l’époque, je savais déjà qu’elle était partie dans des trips touzes, SM et compagnie. Mais là, je découvre qu’elle a franchi un nouveau pas, une nouvelle étape. Je vous laisse deviner. Perso, ça m’a fait assez bizarre. Paradoxalement, elle m’a eu l’air plutôt en forme. En fait, je crois qu’elle est en train de nettoyer les merdes générées par sa relation avec son père grâce à ses nouvelles pratiques sexuelles. Mais j’ai peur pour elle que ça lui prenne longtemps. Or son horloge biologique ne l’attendra pas. A elle de jouer.
- Ma prof de français organise un dîner chez moi, elle invite ses meilleurs amis, dont un couple de pédés. La figure masculine de ce couple est extrêmement sympathique. On parle de généalogie et de liberté.
- Crémaillère chez une amie. Je présente ma prof de français.
- Rendez vous dans les bureaux d’une TV qui édite des titres de presse. J’y parle de mon outil (le « projet à pognon »).
- Je rencontre les parents de la prof de français à l’occasion d’un dîner dans un resto. J’apprécie qu’ils ne me demandent rien sur moi : ce que je fais dans la vie, etc. On parle légèrement de tout et de rien, c’est très urbain, humain, pas du tout lourd.
- Je vais à une avant première d’un film produit par le producteur qui avait produit mon court métrage. Je revois des gens de ma période « cinéma », c’est agréable. L’occasion aussi de vérifier que la mentalité de l’intermittent du spectacle moyen ne s’est pas améliorée, loin de là. Ces mecs sont complètement largués. Heureusement, ils font peu d’enfants, et vont ainsi disparaître assez rapidement de la course à l’évolution.
- Une journée de formation pour créateurs d’entreprise. J’y vais au sujet de la boîte que je veux monter pour mon projet de site web. Je me suis fixé sur la forme : sarl, capital à priori de 4000 euros.
- Je trouve deux actionnaires pour mon site web : mon pote P* et ma pote C*. Ils croient dans mon projet autant que moi.
- Je suis interdit bancaire, je vais chez mon banquier, je vide un compte épargne et règle le problème. Je lui demande si je suis fiché FICP à cause de ça. Il me dit non. Je demande alors si je remplis les conditions pour faire un prêt bancaire pour ma boîte. Il dit que oui, sûrement, parce que le montant que je recherche est faible. Allez comprendre.
- Dîner chez un couple de pote, en banlieue, avec ma pote de français. On y voit leur nouveau bébé. Lequel porte donc des gènes ibériques (mon pote) et maghrébins (sa copine). Sa copine a un franc parler que j’apprécie beaucoup. Il y a aussi son petit frère, qu’elle a élevé. Je sens en elle, lorsqu’elle parle à son petit frère, toute cette force, cette confiance, que les femmes orientales savent donner à leurs fils. Peu portées sur les jouissances du présent proposées par l’occident contrairement à nos gonzesses, ces femmes ne se soucient que d’une chose : donner de la puissance à leurs fils. Cela n’est pas moral, ni immoral, mais simplement instinctif. Animal. C’est pour ça que j’aime ça, je crois. Bien sûr, dans l’histoire, pour canaliser cette force dont ses enfants héritent, il leur faut un père, sinon ça part en couilles total. Mais c’est un autre débat.
- Je rencontre une agence web pour la fabrication de mon site. Deux associés, leurs bureaux dans un loft assez dingue. Je sens très bien le premier associé (un pote de C*), et très mal le deuxième : un fils de bourge, très beau, qui parle beaucoup, mais qui n’a pas du beaucoup bosser dans sa vie.
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08.08.2007
Ca devait arriver
Bon, ça y est. J’ai proposé à ma prof de français de venir habiter chez moi. Elle a dit ok. Elle s’installe en septembre. C’est clair, l’orientation de ce blog va quelque peu changer. Fin d’une vie, début d’une autre.
19:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.08.2007
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