19.08.2007
Ces 8 derniers jours
- Samedi dernier : diner avec une amie. Quand je la ramène en scoot, je croise des mecs en scooter, assez émêchés, et assez marrants. Ils nous proposent de les accompagner dans un rade, on les suit mais c’est fermé. Ils veulent aller ailleurs. Je raccompagne ma pote et les rejoins dans un bar d’oberkampf. J’ai pas envie de dormir, et me dis que raconter des conneries avec des mecs bourrés et sympas le restant de la nuit peut être bien. Et effectivement c’est ce qui se passe. Ces mecs font assez pieds nickelés : un patron de bar extraverti, son associé petit et romantique, leur serveur un maghrébin assez marrant, et un patron de resto indien voisin de leur bar. Ils n’ont rien à voir les uns avec les autres, ils sont en virée, la vie quoi. On sors du bar à 6h du mat. J’irai faire un tour dans leur troquet un de ces prochains jours.
- Dimanche : passé à mon bureau à bosser sur mon site web toute la journée. Soir couché tôt. Je n’ai parlé à personne ce jour, je crois.
- Lundi : je décroche pour début septembre un rdv avec le patron d’une grosse agence d’étude marketing pour titre de presse : je lui ai parlé de mon projet à pognon (un outil pour voir clair dans la tête des lectorats) et il me dit « ce que vous proposez comme outil, c’est ce que tout le monde cherche en ce moment ». Comme je ne suis ni marketer ni scientifique (mon outil utilise des données scientifiques) , mais juste un ancien journaliste scientifique, il est néanmoins un peu incrédule. Je lui dis que je peux lui présenter le truc en détail (sans que ça soit utilisable par lui, bien sûr). Il me dit que s’il trouve ça bien, on pourrait cobrander le produit, moi et son agence. Soir : dîner avec une amie. Je vais la chercher dans la boîte de prod où elle bosse. Il y a un apéro. J’y rencontre ses collègues, presque que des filles. Il y a une noble assez sexy et attirante, célibataire, 29 ans, et qui veut 7 enfants. J’essaie de pas la désirer, et discute avec d’autres personnes. Puis je pars dîner avec ma pote.
- Mardi : matin au bureau. Après midi : rdv avec le producteur pour qui je bossais il y a quelques années. Je lui parle de mon scénar de film de droite qui avance, et on discute des modalités d’un éventuel contrat. Soir : je passe dans un bar tenu par un pote de P*. J’y rencontre cette polonaise dont j’ai déjà parlé. Je lui parle de mon site web, et lui dis que je vais avoir besoin de gens qui connaissent bien le milieu de la mode. On réfléchit à comment ça pourrait se dérouler concrètement, le fait étant que dans les premiers mois je ne pourrais payer personne en cash, mais que en parts de société. Elle est pas du tout hostile au truc, elle dit qu’elle doit réfléchir. En tout cas elle aime mon projet.
- Mercredi : journée bureau. Soir : je vois mon pote P*, qui rentre de Londres, et qui va s’installer là bas, c’est décidé, pour y rejoindre sa copine. La vie suit son cours. Il va me manquer ce con.
- Jeudi : pas grand-chose. Je croise un ex plan-cul, on se balade dans les jardins du Luxembourg. Soir : un verre avec la Blonde du bar dans un troquet du 14e. Ca fait longtemps que je ne l’avais pas vue, et ma foi c’est une soirée agréable.
- Vendredi : journée bureau. Soir : dîner chez P*.
- Samedi (aujourd’hui) : je passe ma journée à faire du sport : une partie de tennis avec P*, puis jogging au Parc Montsouris, puis quelques longueurs dans une piscine près de chez moi. Ca fait 2 semaines que je n’ai pas touché de clopes, et là, si j’arrive à maintenir comme avant un rythme sportif correct, alors adieu la clope, ça va être bon.
Bon voilà pour le récap. Sinon, j’ai aussi passé quelques moments bizarres ces derniers jours, très « rebirth » : des émotions enkystées qui me sont remontées, tout droit issues des premiers mois de ma vie (lesquels ne sont pas très académiques, c’est le moins qu’on puisse dire). Bon, je m’étais conditionné, en fait, pour les faire remonter ces émotions. Je voulais comprendre des trucs, des trucs sur moi et le réel en gros. Le cerveau est une machine dingue.
Tiens, à la radio, il y a ce morceau qui dit plaintivement "Ouvrez les frontières, ouvrez les frontières". Les paroles sont tellement connes que du coup en réponse, j'ai envie de mettre un morceau de Blonde Redhead, encore. Lequel est fort à propos intitulé "Water". Enjoy.
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Commentaires
Ta prof de français n'est toujours pas rentrée alors. Je me demande toujours comment tu fais pour sympathiser si facilement avec les gens. Sinon, Blonde Redhead est toujours aussi bon.
Ecrit par : Sehb | 20.08.2007
Ca y est ouf, elle est rentrée hier soir.
Sinon, pour ma "sociabilité", en fait bizarrement j'ai pendant longtemps été très peu sociable, voire a- ou même anti-. Et ce contre mon gré car j'ai toujours aimé discuter avec les gens. Mais je m'étais enfermé dans un truc de merde, une prison mentale (cf le premier post de ce blog). Heureusement depuis 1-2 ans, j'arrive à faire changer ça, mais au forceps, cad en m'imposant une sorte de ménage permanent dans ma tête pour dégager toutes les merdes du passé. Ca paie, et c'est cool.
Ecrit par : Lazare | 21.08.2007
Je comprends mieux, surtout que je n'avais pas lu ces premiers posts, je n'ai commencé à te lire que depuis 6-7mois.
Ecrit par : Sehb | 21.08.2007
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