17.07.2007

17/07/07

Matin : rendez-vous avec mon ancien boss, pour lui proposer d’utiliser l’outil sur lequel je travaille depuis plus d’un an maintenant, et dont la vocation est, pour faire très court, d’augmenter les ventes d’un titre de presse via un procédé un peu particulier. L’idée est de le tester grandeur nature chez lui, gratuitement, puis de le commercialiser auprès d’autres titres de presse (mon « projet à pognon », c’est ça, au fait).

En arrivant, je suis un peu stressé. Il faut dire que mes relations avec mon ex-boss ont toujours été un peu particulières, empreintes d’une sorte de rivalité assez enfantine, de type qui-c’est-qui-pisse-le-plus-loin. Diverses histoires à base de femmes, aussi, entrent en ligne de compte.

Mais au final, le rendez-vous se passe beaucoup mieux que ce que je craignais. Je lui montre ma présentation powerpoint, et il adhère, il trouve ça pertinent. Il est ok pour tester l’outil pour les mois qui arrivent, et me propose de parler de mon outil à des patrons d’autres magazines. Je suis super content.

L’après-midi, je me rends dans un resto, où ils cherchent un responsable de salle – j’ai vraiment besoin de renflouer les caisses. Le salaire est bien, paiement tous les jours, et ce dans des modalités « souples ». C’est bien, c’est exactement ce que je recherche. Je réalise alors que le salaire qu’il propose est grosso modo celui que ce que je gagnais au bout de 4 ans de journalisme en poste. Sans commentaires. Le mec qui me reçoit me sent bien, manifestement. Il me dit que je suis le premier candidat avec lequel il parle plus de 5 minutes, car il a certains « préjugés », dit-il, envers les candidats qu’il a reçus avant moi. Préjugés que je devine très bien. N’ayant pas mis mon lieu de naissance sur mon CV, je me sens à ce titre tout à fait tranquille. Il me parle d’un essai à faire bientôt, à condition que l’essai en cours ne soit pas concluant. A voir, donc.

Le soir, je retrouve ma prof de français chez moi, qui m’a préparé à manger. Elle squatte de plus en plus souvent chez moi, en fait. Je lui raconte ma journée, elle me raconte sa journée ménage, et conclut en disant qu’on est un couple très années 50 (homme-bureau et femme-vaisselle). Ce qui la ravit manifestement, et n’est pas non plus pour me déplaire, je ne le cache pas.

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