16.07.2007
16/07/07
Lundi réunion avec des mecs d’une régie publicitaire web. Centre de paris, bureau trop climatisé, ambiance « tu vois moi je bosse dans le web » et tout ce qui va avec. Je les vois pour mon projet de site web. Ils sont trois, à vanter les mérites de leur taule. L’un d’entre eux ressemble trait pour trait à une connaissance libanaise que j’aime bien, et donc du coup je lui fais beaucoup plus confiance à lui qu’aux autres. La reconnaissance des apparentés est un putain de mécanisme. Le contenu de la réu est intéressant. La cible que je vise avec mon site les intéresse, car elle est recherchée par beaucoup de leurs annonceurs. Je repars avec pas mal de chiffres intéressants. Bon, bien sûr, passer par une régie n’est pas ce que je vise, je recherchais surtout des infos sur leurs annonceurs, ainsi que sur le modèle économique de certains sites qu’ils ont en régie et qui s’adressent à la cible que je vise.
L’après midi, je retombe dans le réel : mon proprio m’appelle pour me dire que le virement du loyer n’est pas passé. Mon compte bancaire fait vraiment la gueule (mes assedic ne me suffisent pas du tout pour bouffer). Dans la foulée, je fais les annonces « restauration » sur le web, et prends des rendez-vous.
Cette nouvelle période de merde financière fait que je retrouve des sensations bizarres que j’avais eues, il y a quelques années, avant mon passage par la case « entreprise ». De la jouissance et de la terreur. Cette impression d’être tout le temps sur le fil du rasoir, en faillite imminente. Je réfléchis pour la énième fois au pourquoi de mon attrait pour cela. La première réponse que je trouve est que j’ai besoin de stimuler mes instincts de survie en permanence. Comme un entraînement.
Puis je me dis que, étant les fils de ceux qui ont mieux réussi que les autres (je parle de nos lointains ancêtres), nous avons donc hérité de leurs aptitudes. Or, évoluant dans un monde qui est sorti de toute continuité historique, nous n’héritons plus par conséquent de grand-chose. Mes aptitudes à la survie sont donc probablement le seul héritage qui me reste. C’est donc peut-être pour cela que je tiens tant à faire honneur à ces aptitudes. Je tiens à les briquer comme les chromes d’une voiture.
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