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26.06.2007

26/06/07

Samedi + dimanche + lundi passés avec ma prof de français. Trois jours bien, même si c'est un peu particulier pour moi d'être avec elle. Disons que elle est un objet psychanalytique assez intéressant. J'ai pas encore eu le temps de vous en parler, je fais ça dès que j'ai un peu de temps.

Aujourd'hui, passé ma journée à repeindre des trucs chez moi, à faire le ménage, à descendre des objets à la cave. Tout en faisant ça, j'ai tenté une expérience : écouter France Inter. Putain, j'avais oublié à quel point cette radio est grave ; entre le journaleux du midi qui veut à tout prix faire dire à son intervenant que la réforme Fillon sur les retraites est un échec sans écouter ce que raconte l'intervenant, Daniel "the machine à marxiser la réalité" Mermet  qui demande à une petite habitante  du Bangladesh de 13 ans, aux jambes fracassées dans sa civière, car venant juste d'échapper à l'incendie de son usine en sautant du 4e étage combien elle gagne par mois afin de bien faire chialer le fonctionnaire qui écoute de l'autre côté du poste, une émission sur la Bande à Bono ou le journaleux tombe des nues lorsqu'il apprend que Bono et ses potes n'étaient pas les Robin des Bois redistribuant le fric volé aux pauvres qu'il imaginait,... Bref un fantastique voyage à travers la préhistoire de la pensée. Les mecs, si vous voulez du dépaysement, n'hésitez pas, l'aventure vous attend au coin du bouton de votre poste de radio.

Ce soir, allé chercher ma petite soeur à la gare, qui monte à la capitale pour une semaine de squatt chez moi. Je suis content. On va chez moi, j'entame la préparation d'un cake au citron, pendant que ma soeur tombe dans ma bibliothèque sur un bouquin de Mishima, "L'éthique samouraï". C'est un moment bien ; on est dans la cuisine, je fais le gâteau, ma soeur est plongée dans son bouquin, et en fond on écoute Beethoven. Que demande le peuple ?

Tout à l'heure, on prend le scooter, et direction cl'appart de mon autre petite soeur : on se fait un petit dîner famille tous les trois.

23.06.2007

23/06/07

Revenu sur Paris ce matin, par le train de nuit.

Mes derniers jours dans le sud étaient vraiment bien. Revu H*, un vrai bon pote, rencontré quand j'étais ado. La rencontre avec H* : je jouais de l'harmonica dans un groupe de pop rock (si si, c'est possible), et lu il bossait dans un bar, dans lequel, un soir, on était venu faire un concert. Bon feeling, on s'est revu, et on est rapidement devenu inséparables. A cette époque, H* était accro au Bérurier Noir, et à tous les groupes qui gravitaient autour. Moi aussi, je l'étais (j'avais découvert le punk et l'alternatif quelques années plus tôt, quand j'étais scout d'Europe (1), grâce à un type assez formidable qui était dans ma patrouille -je raconte ça juste pour l'anecdote, je trouve ça amusant de dire que j'ai découvert le Bérurier Noir aux scouts d'Europe).

Bref, H* et moi, et sa copine aussi, on est à cette époque rapidement devenu le noyau dur d'une petite bande d'une dizaine de personnes, une bande de rebelles à deux balles. A l'époque, j'avais un fourgon, dont je me servais pour mes livraisons (j'étais livreur), alors je mettais tout le monde derrière et on partait écumer les concerts de la région. En bref, on a fait littéralement n'importe quoi pendant plusieurs années, avant que je ne décide de partir pour Paris afin de passer à autre chose. Depuis, des gens de cette bande sont morts, d'autres sont en HP, d'autres encore je ne sais pas où, mais avec H*, on a toujours continué à se voir. Et ce même quand j'ai commencé, disons, à "diverger" politiquement de la l'idéologie "rebelles à deux balles" de cette époque. Car H*, lui, n’a pas bougé d’un poil de cul : il voit la réalité exactement comme quand il avait 15 piges.

Alors, aujourd’hui, quand H* est bourré, il me traite de facho, puis il dit avec un air sentimental « mais de toute façon, le seul mec que je planquerais chez moi en cas de problèmes, ça serait toi, même si tu es mon seul pote de droite ». H*, c’est mon pote. Mon grand pote.

Cette semaine, donc, on s’est fait un barbecue chez lui et sa copine. C’était bien, comme si le temps n’avait jamais filé depuis toutes ces années. C’était doux, j’avais besoin de ça, je crois.

Egalement : beaucoup discuté avec ma petite sœur, qu a monté sa boite de graphisme et qu m’impressionne de plus en plus. Elle est étonnamment mûre. Elle se révèle.

Ajourd’hui, fini donc la belle lumière du sud : je suis à Paris. Ce soir, direction l’appart de la jeune J*, qui fête son anniversaire. Puis aller rejoindre ma prof de français (qui m’a presque manqué), et qui est ce soir à une sorte de crémaillère je crois. Enfin, elle veut me présenter des amis.

Petit bonheur : retrouvé cette après-midi, en rangeant mes CD, « the sinking of the titanic » de Gavin Bryars. Que j’écoute en écrivant cette note.

(1)    : pourquoi les scouts d’Europe ? A 14 ans, lorsque j’ai voulu rentrer dans les scouts, dans le but d’échapper à l’atmosphère disons oppressante de mon milieu familial à cette époque, je savais qu’il y avait des scouts « normaux » et des scouts « fachos » (c’est en tout cas ainsi que je classais les choses à cette époque). Bien sûr, je voulais éviter les « fachos » (2). J’ai pris les pages jaunes, vu qu’il y avait les ceux de France et ceux d’Europe. J’ai naïvement pensé que les « mauvais » étaient ceux « de France »… et j’ai appelé les scouts d’Europe, sûr de ne pas me tromper. Je me suis rendu compte dès la première sortie avec eux que j’avais faux. Il y avait des mecs du FNJ, pour moi c’était assez exotique. Mais je suis resté, car en fait c’était sacrément bien. La plupart des mecs étaient ouverts, intelligents, et issus de toutes les couches sociales, et de toutes origines ethniques aussi. Bref, mes préjugés ont vite fondu. Dans la troupe, on était 4-5 « de gauche », et le soir, on se battait contre les autres, les « de droite », amicalement mais quand même assez virilement. Inutile de dire qu’on se faisait méchamment éclater.

(2)    Je réalise que je parle beaucoup dans ce post d'orientations politiques. Mais j’espère que vous n’êtes pas dupes ; la politique, ça fait un gros bail que je n’en ai vraiment plus rien à foutre.

21.06.2007

21/06/07

En vacances jusqu'à vendredi chez mes parents dans le sud de la France. Pas de connection web, du coup j'écris cette petite note rapide chez un ami. Temps passé avec mon père, ma petite soeur, des amis, des exs. C'est bien. Etrange à chaque fois de constater à quel point la vie ici n'a rien à voir avec la vie à Paris. Comme deux pays diférents.

Ce soir, barbecue chez des vieux amis. Et demain soir, retour sur Paris. Ces quelques jours seront probablement la dernière pause avant longtemps, alors dégustons.

16.06.2007

16/06/07

Rentré du poker à 8h du mat. Un peu perdu d'argent. Il y avait un mec qui a eceuré tout le monde : il ne cessait de montrer des jeux tout le temps supérieurs. Il a écrasé la partie, quoi.

Dormi une bonne partie de la journée. Réveil à 16h, calculs de rentabilité estimée pour mon idée web de hier, puis je vais boire un café dans un bar prés de chez moi. La fille du bar se fait chier, il n'y personne dans ce bar, elle s'emmerde et veut à tout prix que les rares clients au comptoir lui parlent. Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.

P* m'appelle, m'invite à une soirée où il y a plein de filles, des copines de sa copine en fait. Dont une que je connais, une réunionaise assez sexy que j'aime bien. Mais ce soir, je vais voir ma prof de français, qui me fait un petit dîner chez elle (elle cuisine très bien). En d'autres temps, j'aurais essayé de concilier les deux, mais pas là. Je dis à P* que je peux pas, et ça me fait bizarre, je me dis que je vais peut être devenir un type ennuyeux, à fréquenter cette prof de français. Alors je branche mon ampli dans ma cuisine, et joue un peu de guitare.

15.06.2007

15/06/07

Hier journée passée à bosser, à surfer pour voir les sites proches de ceux que j'aimerais faire, et à discuter cpl, cpa et taux de conversion sur des forums spécialisés. En moi, pas mal d'anxiété, la peur d'échouer, je ne pensais pas être si sensible à ces trucs là. Dans l'après midi, en surfant, je lis une citation de Benjamin Francklin qui dit " Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour une sécurité provisoire ne mérite ni l'un ni l'autre". Je la note.

Soir : dîner avec mon pote R* dans un bar de Belleville. Il est étonné de voir à quel point la fréquentation de ma prof de français fait que je n'ai pas grand chose à foutre des autres filles. Moi aussi, en fait, je suis étonné. J'aimerais que ça dure un peu. Il me parle de son ex, et puis de sa fille, 4 ans (eue avec son ex), laquelle lui a récemment dit un truc assez beau (et triste) : "papa, tu crois que quand je serai grande, je serai encore triste que vous êtes séparés avec maman?". A 2h du mat, je rentre en scoot sous la pluie.

Aujourd'hui : levé trop tard, perds du temps à de l'introspection inutile, puis vais bosser. En surfant sur les questions/réponses de yahoo, j'ai une idée de site qui me semble bien : simple, et facile à réaliser. Je vais me mettre à la programmation cet été. Il est 21h, je m'apprête à fermer le bureau, et à partir à ma soirée poker.

 

13.06.2007

Retour

Salut tous. Des semaines compliquées viennent de s’écouler. Dont un bref résumé pourrait être :

-          Prise de marques dans ma nouvelle vie de « chômeur – créateur d’entreprise ». Vie dont l’une des caractéristiques est la nécessité de structurer mes journées beaucoup plus précisément que lorsque je bossais pour mon magazine (plannings, emploi du temps détaillés, etc). J’essaie d’être un facho avec moi-même. Car je sens que je pourrais m’affaisser rapidement. Autres aspects de cette nouvelle vie, en vrac : sentiment de liberté grisant, angoisses nocturnes et insomnies, découverte du monde des assedic (les fameux rendez vous obligatoires).

-          Aménagement quasi terminé de mon nouvel appart. J’y suis vraiment bien. Les gens apprécient tout particulièrement ma cuisine, dans laquelle il y a, entres autres ustensiles de cuisine habituels, des plantes et ma guitare électrique.

-          Location d’une place dans un bureau collectif ou travaillent des journalistes (je suis incapable de travailler efficacement chez moi, j’ai besoin de la case « sortir de chez moi » avant de commencer à travailler, chasseur-cueilleur doit quitter grotte pour aller trouver manger).

-          Des problèmes de fric.

-          Des histoires de culs sans grand intérêt, clôturées à l’heure où j’écris.

-          Une histoire qui devient sérieuse avec une fille : E*, 25 ans, agrégée de lettres modernes, prof de français dans le 93, rencontrée lors du dépouillement du 2e tour des présidentielles. C’était amusant ce jour là : j’ai été le dernier à voter, car arrivé à 20h pile (j’avais décidé de ne pas voter, puis j’ai changé d’avis au dernier moment), et les portes se fermaient quand je suis arrivé au bureau de vote. A  l’intérieur, une fille de dos, avec des formes qui me font un certain effet, à ce moment on me propose de dépouiller, je dis oui, et m’incruste à la table de la fille. Dépouillement, puis verre avec elle dans un bar du quartier, puis nuit chez elle. Et depuis, voilà, fini les histoires de cul absurdes, je suis bien avec cette fille. Et elle aussi, je crois. On baise, on fait de la cuisine, on va voir des expos, on se présente nos amis respectifs, rien que de très banal au fond, mais c’est bon. Ca sent le sérieux, mais bizarrement, je n’angoisse pas. Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression de ne pas m’être trompé sur la fille. Evidemment, je rêve encore souvent de V*. Mais j’ai l’habitude, maintenant.

-          Je progresse à la guitare, je fais des morceaux, mais j’ai du mal pour l’écriture des paroles, alors pour l’instant je chante « en yaourt ».

Voilà pour l’essentiel. Là, je suis dans ce bureau que je loue, et je travaille sur mon projet à pognon. Où en est il, d’ailleurs, ce projet ? Eu récemment un rendez-vous avec un client potentiel, au cours duquel j’ai foiré ma présentation powerpoint (bon c’était la première fois que je faisais ça, mais j’ai vraiment été mauvais), rdv au terme duquel s’est cruellement fait sentir le besoin d’avoir des références, que je n’ai pas. Je suis donc retourné voir mon ancien boss, lui ai proposé une prestation gratuite, il a dit ok, et je bosse actuellement dessus. Mon ancien boss, et le magazine qu'il représente, c'est une chouette référence à mettre dans mon CV. J'espère ainsi avoir les armes requises pour reprendre ma recherche de clients avec des chances accrues de réussite.

Parallèlement, comme je sais que je vais être dans la merde financièrement parlant dans pas très longtemps :

-          je réfléchis à des concepts de sites web, en parle à des gens, fais des dossiers

-          j’écris un projet d’émission pour enfant pour un producteur du câble

-       j’écris des sujets de reportage TV pour une agence de presse que je connais, en utilisant les données acquises lors de mon séjour dans la presse écrite

-          je revois des gens du cinéma, ceux d’avant ma période « journalisme », et bosse sur un scénario avec le producteur qui avait produit mon court métrage

-     je songe à faire des extras dans des restos

Ce soir, dîner avec une ex, en tout bien tout honneur bien sûr.

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