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09.03.2007
Femmes
Journée bien ; des conversations intéressantes.
Ce soir, resto, avec une connaissance de passage sur Paris, quartier Bastille. La fille en question est très attirante. Très très très, même. On parle, puis on se promène dans les rues. Je tente de l’embrasser. Elle refuse. Elle me dit qu’elle n’a pas envie. Bon. On va pour se séparer. Je retente quelque chose. Mais c’est un non catégorique. Je suis super frustré, mais évidemment, j’essaie de rester classe. Loin de moi, rancœur, ressentiment, et toutes ces choses ! Je lui dis alors simplement que je la trouve vraiment belle, et que je risque fort de penser beaucoup à elle en m’endormant ce soir. Etrangement, j’ai alors l’impression de lui parler avec l’intonation de Doc Gynéco.
Je rentre vers mon scoot, les couilles pleines. Pas mal de racaille dans les rues. Normal, c’est Bastille, et ses petites rues. Devant le scoot, un bar, déco chaleureuse, avec plein de petits Blancs dedans, à l’abri du dehors. Et aussi, plein de serveuses qui s’agitent, jolies manifestement. Je rentre, bière au comptoir. Je dis un truc idiot à la barmaid. Je bois. Dehors, une racaille en voiture de sport passe à une vitesse hallucinante, et pile d’un coup devant un groupe de petits Blancs qui sortent du bar. Il dit un truc aux petits Blancs, un truc qui ne me semble pas très chaleureux, puis redémarre en trombe. Les petits Blancs rigolent nerveusement. J’efface cette vision de ma mémoire visuelle, et me reconcentre sur les serveuses.
Une serveuse blonde, que j’avais déjà vue une fois, passe. Echanges de regards, sourires. Elle est croustillante. Et moi je suis affamé de cul. Je lui dis quelques mots. Le patron me voit faire, et dis à la serveuse qu’elle doit aller bosser au resto d’en face pour les aider à la fermeture (c’est le même propriétaire). En lui disant ça, il me regarde droit dans les yeux, avec sa tête de cul, genre je suis méchant, c’est moi le chef du harem. C’est tellement appuyé qu’il me fait sourire. Petit garçon, va.
Je prends alors un bout de papier, écris mon no de tel, puis je le donne discrètement à la serveuse. Elle me dit merci avec un beau sourire, sans que je puisse déterminer si c'est parce que je lui plais, ou s’il s’agit simplement d’une sorte de joie narcissique. Mais je m’en fous un peu, en fait. Et puis après tout, c’est la journée de la femme.
Je pars. En roulant vers chez moi, je pense aux femmes, et songe à ma période adolescente. A cette époque, je rêvais d’une relation romantique, d’une histoire d’amour. Comme une gonzesse, en fait. Mais malheureusement, je n’avais aucun succès avec les filles. J’étais renfermé, parano. Elles me trouvaient laid. Ce fut une traversée du désert assez infernale. Vraiment douloureuse.
C’est à cette période, pleine de manque, que je me suis mis à faire jaillir des choses de moi : je me suis mis à dessiner. Et tout mon désir d’amour, je l’ai converti graphiquement. Ce désir était tellement fort que je suis devenu vraiment bon en dessin. Au lycée, j’étais la star du dessin, tout le monde venait me voir pour que je dessine un truc. Je n’avais toujours aucun succès avec les filles, mais j’avais découvert une force créative en moi, une force née du manque, de l’absence. Et mon insuccès fut du coup plus supportable : je n’avais pas ce que je voulais, mais au moins, je m’étais trouvé.
Puis, vers 20 ans, les choses ont commencé à changer avec les filles. Et ça s’est rapidement accéléré. Evidemment, j’ai arrêté très vite de dessiner. Et plus j’ai vieilli, plus le niveau moyen de beauté des filles que je me tapais a augmenté. C’est étrange. Ma sœur dit que ça marche pour moi avec les filles parce que j’ai une gueule.
Mais le plus étrange, c’est qu’à l’intérieur de moi, je suis toujours resté l’ado renfermé, sans confiance en lui, sans succès avec les filles, que j’ai été pendant si longtemps. Et à chaque fois qu’une beauté s’ouvre toute entière à moi, je suis secrètement bouleversé.
02:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : femmes
08.03.2007
La suite
La suite du post précédent. Donc, cette histoire d’anniversaire dans un resto du 11e. Je me pointe. Un resto du côté de Belleville, dans une rue bien bobo. Je m’assieds, je suis un des derniers. La musique est assourdissante, genre salsa commerciale. Le patron doit penser que c’est cool. Quartier de merde, resto de merde. Il faut hurler pour se faire entendre de son voisin. Putain, j’ai déjà envie de me casser, je suis fatigué. On mange, des gens dansent. Je reste en retrait, je n’ai pas d’énergie du tout. Il y a quelques belles filles, mais je ne fais rien, je me sens fragile, je n’ai pas de force. Vers 1h du mat, je paie mon repas, addition très salée, putain d’arnaque (quartier de merde, resto de merde), et je pars, le premier.
Je roule en scoot direction chez moi. Je n’ai plus de cigarettes, alors je m’arrête dans une brasserie vers Répu. Cigarettes, comptoir, bière. Je me sens vraiment off, ce soir. Je m’apprête à partir, et une fille arrive. Elle aussi, comptoir, à deux mètres de moi. Elle a le visage beau, des traits fins, gracieux, mais on sent la trentenaire.. Des cernes, des pattes d’oies naissantes. Fourchette : 28-32 ans Je n’ai pas très envie de la draguer. Ce n’est pas mon cœur de cible, disons. Elle lit un journal, puis me demande une clope, que je lui file. Puis, elle enlève son manteau, elle a un haut assez dénudé. Un corps magnifique, des formes superbes. Glurps. De la musique des îles passe. Le serveur passe derrière elle, et dit que c’est une musique pour faire l’amour. Elle ne réagit pas. Bon, je me dis, on va parler. J’engage la discussion sur Polnareff (elle lit un article sur lui). On parle de choses et d’autres. Elle me dit qu’elle est suédoise, et alors je réalise qu’elle a un léger accent. Elle m’explique qu’elle bosse dans l’image, sur des tournages de téléfilms. Au fil de la discussion, je me mets à penser au passage sur « la femme de 30 ans » dans « Confession d’un dragueur » de Alain Soral. Un passage que j’avais beaucoup aimé. En passant, je dois bien dire que je n’aime pas Soral ; notamment parce que je crois que l’antisémitisme ne me semble pas être une voie d’avenir, géostratégiquement parlant. Mais en tout cas, ce livre est bon et amusant, et ce passage en particulier est bien vu, plein d’intelligence, et doté d’une humanité certaine. Donc je pense à ce passage, en regardant cette fille. Et je me dis que je ne suis probablement pas loin d’éprouver ce qu’il ressentait lorsque il a écrit ce passage.
Le bar ferme. Elle ne veut pas du rendez vous que je lui propose, probablement parce que cela implique un échange de nos de téléphone. Alors je lui dis, 19h demain, ici même. Elle dit ok, mais je ne suis pas du tout sûr qu’elle viendra.
Le lendemain, à 19h. Je suis au bar, je l’attends. Elle arrive une demi heure en retard. Elle dit qu’elle a hésité à venir. On parle. On boit. On mange. Elle est vraiment intéressante. J’apprends qu’elle est protestante (comme tous les suédois, qui le sont dès la naissance, apprends-je), mais également croyante. On parle du protestantisme. Du bouddhisme, notamment de l’école Soto zen. Puis de Fight Club.Elle adore ce film. Merde alors. On parle des féministes, des femmes qui veulent avoir le phallus, et la douleur que cela crée dans leur vie. Elle est revenue de plein de choses dans sa vie, elle a beaucoup muté. Elle ne le dit pas, mais cela se sent. Je sens que je l’apprécie de plus en plus. Elle est mûre, simple. Elle n’est pas dupe de plein de choses. Elle me dit aussi que, en fait, elle ne fume pas. Et qu’elle m’a taxé une clope juste pour parler, hier.
On se sépare vers 1h du mat. Elle part en tournage cette semaine, mais on se donne rendez vous le week-end prochain. Je ne suis pas encore bien sûr qu’elle viendra. On verra. J’espère qu’elle viendra.
Puis je rejoins mon allemande, avec qui ça part de plus en plus en couilles (mais comme je l’ai dit récemment, pas vraiment à cause de moi, pour une fois). Elle repart le lendemain en Allemagne. Le moment est un peu bizarre. On avait prévu de continuer la relation, sérieusement et tout ça, mais ses comportements de bourge m’ont un peu refroidi ces derniers jours. On échange simplement un peu de tendresse, et puis je rentre.
Les jours suivants, je termine mon dossier pour cette histoire de concours pour jeunes entreprises. Et je l’envoie, enfin. Tout n’est pas formidablement bien ficelé, mais on verra. J’ai l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même, et je crois que mon amie C*, qui bosse avec moi sur ce coup-là, a fait de même.
Puis soirées :
- chez mon pote P*. Discussion, champagne, et sandwich au roquefort.
- chez S*. Du sexe.
Un peu de boxe, aussi.
Ce matin, je suis au radar. Mais heureux.
23:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : femmes
02.03.2007
2/03/07
Hier soir vu "La vie des autres" avec mon allemande. Elle est émue, car la prison filmée est celle dans laquelle sa mère a passé un an, du temps de la RDA, lorsqu'elle avait voulu passer à l'Ouest. J'ai aussi bien aimé : structure scénaristique classique, des scènes prévisibles, mais pourtant ça fonctionne très bien : le film ne se la joue pas, il fait tout dans la sobriété. Et au final, pas mal d'émotion. Bravo.
Puis un verre avec elle. Et là, alors que tout allait bien, on s'engueule sur un truc idiot. Putain de merde. C'est la première fois je crois que je suis aussi sympa avec une fille (j'ai envie que ça marche), et c'est précisément avec une fille qui, il faut bien le dire, peut devenir assez pénible par moments. Elle part. Je rentre seul, un peu stressé. Et regarde un film de cul (une partouze dans une boîte de nuit, assez réussie). Alors que je m'endors, elle m'appelle à 3h du mat, elle veut passer. Je dis non, car je suis franchement énervé, et j'ai peur de lui dire des trucs pas agréables. Je raccroche, et me sens alors triste. Je m'endors.
Ce matin, livraison de ma machine à laver. Fini la laverie. Dans l'escalier, les mecs de chez Darty qui m'amènent la machine chantent "Booba le petit ourson". Original.
Je vais à mon taf, avant dernier jour de présence avant ma démission. Je peaufine le dossier que je prépare pour ce concours destiné aux jeunes entreprises innovantes. J'en viens à y changer plein de choses, à remettre des trucs en question, c'est énervant. Il me reste ce week end pour le boucler.
Ce soir, anniversaire de l'amie d'une amie, dans un resto.
19:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2007
1/3/07
Ah, fait du bien de retrouver son blog. C’est que c’est un peu bousculé en ce moment : déménagement, emménagement, réfection des murs de mon nouveau logement, démission effective dans une semaine (d’où plein de trucs à faire à mon taf, mine de rien, pour clore cette période de 4 ans passée là-bas), finition d’un dossier pour l’un de mes projets pro pour un concours destiné aux « jeunes entreprises » (deadline lundi prochain), du coup soirée+mails+conversations téléphoniques avec mon amie C* à s’énerver sur des histoires de comptes d’exploitation et de besoins en financement, embryon d’un redémarrage de « lien » dans une optique de « relation sérieuse avec l’allemande à l’étrange visage…
Je me suis interrompu car j’ai entendu la voix de ma voisine du dessous, que je n’ai jamais vue. Car oui, je suis donc dans mon nouvel appart, et je ne connais pas encore mes voisins, si ce n’est ma voisine de palier, 75 ans bien sonnés, dont je porte gentiment les sacs de provisions quand je la croise dans l’escalier. Donc, ma voisine du dessous parlait. Alors j’ai arrêté mon cd de Brad Meldhau et j’ai collé mon oreille contre le plancher : la fille racontait au téléphone sa soirée, où un mec l’a draguée un peu lourdement. Elle a une voix de bourge, 25 ans à mon avis. Hum, intéressant.
Revenons à mes moutons. Donc oui, c’est agité en ce moment. En fait, ma vie change un peu vite depuis deux mois (plus de boulot, assedic, changement d’appart, amorce d’une relation sérieuse avec une fille, découverte du milieu de l’entrepreneuriat…). Ce soir, buvant un verre dans un bar de mon nouveau quartier, j’avais les couilles bourdonnantes, alors j’ai craqué, repris mes vieilles habitudes, et appelé vers 22h les plans cul qui me restent : 3 appels, 3 échecs. L’une dîne avec sa mère (ça ne s’invente pas), la deuxième dormait à moitié car devant se coucher tôt, et la troisième est injoignable. Je discute alors avec la barman, puis un mec au comptoir, on parle de cul, surtout. Très sympa, sincèrement. Puis je sors du bar, drague une fille qui ressemble à V* et qui est avec sa copine, me prends un râteau (elles attendent des potes qui sont en retard, alors je propose à la fille qui ressemble à V* de la prendre en scooter et de l’amener dîner ailleurs, mais elle dit non), et rentre chez moi. Là, j’écris cette note, puis l’allemande à l’étrange visage m’appelle, elle veut passer chez moi. Je dis ok, bien sûr. Rédemption. Un ange blond est en train de traverser Paris pour venir me sauver.
00:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

