16.01.2007

Bureaux de nuit

Bientôt 21h. Je suis encore au taf. Il n'y a plus personne à mon étage. Besoin d'un break, je me lève, et déambule dans les bureaux déserts. Silence ouaté. Deux étages plus bas, je me retrouve en face d'un distributeur de friandises. Je prends des M&Ms et des madeleines, puis je remonte lentement vers mon bureau. Je me rassieds. Par le double vitrage de ma fenêtre, j'aperçois le périphérique, bondé et silencieux. Je surfe un peu sur internet en mangeant mes trucs. Je tombe sur ce post, qui me plait bien. Lequel suscite en moi ce questionnement un peu naïf : y a t-il d'autres cas dans l'histoire de l'humanité où une société s'est écroulée alors même que la majorité de ses membres savaient à l'avance très bien que cela allait se produire ?

13.01.2007

12/01/2007

 Matin : panne d'oreiller, je n'entends pas mon réveil. Je me réveille à midi, un peu énervé. 

14h : Je vais à une conférence, pour mon taf. Il y est question de pigmentation de la peau, de patrimoine génétique, et d’anthropologie biologique. J’écoute vaguement les communications des chercheurs.

Lorsque vient le moment des questions du public, je suis principalement occupé à inspecter les courbures de la fille qui fait circuler le micro. A un moment, elle me regarde, mais je ne sais pas trop si c’est parce qu’elle a senti que je la matais, ou pour d’autres raisons. De toute façon, je n’aurai pas le fin mot de l’histoire, car je me lève, décidé à me casser précocément.

Mais alors que je m’apprête à quitter la salle, un débat impromptu éclate : un chercheur, une femme de 60 ans, qui était dans l’assistance, n’a pas apprécié la façon péremptoire et non argumentée avec laquelle le dernier chercheur qui parlait a dit « les races n’existent pas ». Elle s’énerve, dit que l’affirmation du chercheur est de l’idéologie et non de la science, dit qu’elle ne supporte plus le fait que la science soit, depuis les années 70, contrôlée par le politiquement correct, veut qu’on lui donne la parole, mais c’est peine perdue. Dommage.

Je regarde cette femme, tandis que d’autres chercheurs sont venus lui parler : c’est la fille sans concession, qui place la rationalité au dessus de tout, qui veut pouvoir débattre de tout. J’ai de l’empathie envers elle, mais en même temps, je suis un peu triste. J’ai l’impression désagréable d’avoir vu un soldat se battre contre une armée de moulins.

Je vais fumer quelques clopes dans une brasserie en buvant un café, tout en méditant sur divers trucs. Je ne suis moyennement en forme, je le sens bien.

Puis je vais à mon taf. Quand j’arrive, je dis « bonjour », et une fille me répond « bonsoir ».  Il est vrai qu’il est 18h. Je passe l’essentiel de mon temps à bosser sur ma liste des choses à faire, à envoyer des sms de bonne année en réponse aux messages reçus pour la nouvelle année (je n’avais pas trouvé le temps de le faire avant), et à passer divers appels perso.

A 23h, je rentre chez moi, dîne tout seul dans un resto que j’aime bien tout en lisant quelques quotidiens. A la table d’à côté, il y a un couple d’une soixantaine d’années : ils ne se connaissent pas bien, manifestement, et ils se draguent. Je les écoute distraitement. Forcément, ils ne sont tous les deux plus au top physiquement, ni même au niveau de leurs attitudes, pour lesquelles ils ne font aucun effort. Mais ils s’en foutent. Ils toussent fort, fument comme des pompiers, boivent trop, sont sans chichis, parlent fort de leurs voix rauques de fumeurs : la seule chose qui leur importe est ce qu’ils se disent, les gens qu’ils projettent de se présenter mutuellement, les histoires de leur enfance, les livres qu’ils ont aimé. Entre la lecture de deux articles, je me surprends à sourire, en réponse aux phrases sans concessions qu’ils se lancent. Ils ne perdent pas de temps. Ils savent que tout est compté pour eux. Ils sont dans la vérité.

A un moment, ma tête se met à tourner étrangement. Je décide que demain, j’arrête de fumer, et je me casse chez moi.

Ordinateur, blog, lire un peu de « 100 ans de solitude », et puis dormir.

11/01/2007

Journée passée à réactualiser mes listes de choses à faire. A 14h, je visite un appart formidable. Mais 50 autres personnes m’accompagnent pour cette visite, et je sais bien que mon dossier ne sera pas le premier de la pile. Je raye donc cet appartement de ma mémoire visuelle. Je suis contrarié, je sens que je vais vraiment avoir du mal à trouver mon nouveau logement.

Je vois aussi mon médecin, qui me prescrit des examens, à base d’imagerie médicale. Stress, alcool, manque de sommeil, tabac… mon corps aurait des raisons tout à fait valables de me faire la gueule, et peut-être m’adressera-t-il une sorte de message visuel, mardi prochain, jour où ces examens ont été calés.

Soir : rendez-vous avec l’allemande à l’étrange visage. Je sais que les choses vont s’accélérer. Enfin, je le sens. Je viens la chercher en scoot. Elle a lâché ses cheveux, suite à ce que je lui avais suggéré. Et elle est franchement belle. Je pense, alors qu’elle s’installe sur mon scoot, que j’ai vraiment envie de me la taper. Et peut-être plus. Et peut-être même, beaucoup plus. En fait, j’ai l’impression qu’elle a le profil de la génitrice que je recherche : bonde platine, bouche de suceuse, simple de caractère, sexy, aimant les hommes qui jouent leur rôle d’homme, attachée à son rôle de femme, grosses études, sérieuse, bourgeoise, de droite, n’aimant pas les chichis, ne supportant pas le climat de culpabilité dans lequel sa génération a grandi… Bref vraiment beaucoup de bons points. Quant aux mauvais points : elle n’est pas sportive… et je crois que c’est à peu près tout. Ce qui est peu, clairement.

Je pense à tout ça en conduisant, tandis qu’elle me serre la taille, ce qu’elle n’est franchement pas obligée de faire. Et ce, tout en me disant que je hais mon pragmatisme, cette indifférence quant aux choses dites « de l’amour ». J’ai souvent l’impression d’être un épicier, en fait. Mais après tout, je suis conscient de tout cela depuis tellement d’années maintenant. Je n’en ai rien à foutre de l’amour.

On dîne quelque part dans le 6e arrdt. On discute, on se marre. Elle a un rire sonore. Je réalise qu’elle est complètement trilingue, alors que je balbutie à peine quelques mots d’anglais, en plus du maniement de ma langue maternelle.

Puis un verre, ailleurs. Elle me dit que son mec, un allemand comme elle, vient la voir ce week end. Elle m’explique que ça déconne un peu entre eux, qu’elle n’aime pas son côté « je sais que tu m’est acquise, qu’on va se marier, et donc je n’ai pas d’efforts à faire ». J’étais au courant de tout ça par quelqu’un d’autre, donc je ne suis pas surpris. Je sens qu’elle a besoin de folie, et je crois que c’est pour ça qu’elle m’aime bien, mais moi, j’ai besoin de stabilité. Il y aura un quiproquo, peut-être, un jour. Je m’en fous. Je lui touche les cheveux, et je l’embrasse.

Plus tard. Je la ramène. En bas de chez elle, j’arrête le moteur de mon scooter, elle reste assise derrière moi. Elle me chuchote des trucs. Je lui touche les jambes. On reste serrés l’un contre l’autre. Je pense alors que c’est précisément ce genre de moment que j’aimerais emporter avec moi, le jour où l’on me mettra sous terre. Ces instants volés à la trop rapide dégénérescence de nos cellules.

Puis elle part, et je rentre. Il est 4h du mat, je suis crevé, et aussi un peu bourré.  

 

 

11.01.2007

10/01/2007

Réveil pateux. j'ai fait plein de cauchemars, des trucs familiaux. Chiant. Je prends mon café en écoutant quelques morceaux de gros son, puis direction le taf.

Arrivé dans mon bocal (le bureau où j'ai élu domicile, dont j'ai parlé précédemment), je mets de la musique, chausse ma casquette (une casquette ringarde, que je mets à l'envers, à la manière d'un rappeur, j'aime bien faire ça quand je bosse), je branche mon ordinateur portable, et je travaille un peu sur ma liste des "Choses à faire". Car oui, je suis un homme à liste. J'aime les listes, j'aime les réactualiser, effacer les choses qui ont été déjà faites, rajouter de nouvelles choses. Plus la liste mute au cours du temps, et plus ça me donne la sensation que les choses avancent, progressent. Et plus la liste se raccourcit, et plus je me sens puissant, maîtrisant le cours de ma vie. Et comme ma liste "Choses à faire" a plein de sous-parties (notamment en fonction de mes projets en cours), cela complique délicieusement la tache. Je m'amuse une heure ou deux.

13h :  je vais déjeuner à la cantine de mon taf. Devant les salades, je dis bonjour à une jolie blonde avec laquelle on avait déjà échangé quelques regards, mais je merde un peu, et n'arrive pas à embrayer. Je vieillis. Puis je mange en lisant des documents sur la propriété intellectuelle. Durant ce repas, j'ai quelques moments d'absence, au cours desquels je me demande quel peut être, dans une vie, le ratio moyen entre les journées qui ont du sens et celles qui n'en ont pas. Je suspecte ce dernier d'être ridiculement bas, mais peut être que je suis de mauvaise humeur.

Puis direction mon scoot, car je visite à 14h un appartement dans le 13e arrondissement. En effet, le propriétaire vend le trou dans lequel j'habite, et il ne me reste plus que 3 mois pour trouver un autre appart. Je fais métro balard-place d'italie en 10 minutes, ce qui m'épate. Les petits bonheurs, toutes ces choses. Arrivé là-bas, visite de l'appart : un trou, comme mon appart actuel, mais loué 200 euros de plus. Bon. Je reste stoïque, je n'éclate pas de rire, rien de tout cela, car la fille de l'agence est pas mal, une jeune brune avec un beau sourire. Je discute avec elle, raconte un peu n'importe quoi, l'idée étant qu'elle se souvienne de ma gueule car je compte lui passer un coup de fil dans l'après midi pour l'inviter à prendre un café. Juste pour déconner, quoi.

Je repars. Sur le chemin, arrêt éclair dans un magasin histoire d'acheter de nouvelles chaussures (les soldes). Puis retour à mon taf. Là, je bouquine le livre d'un scientifique américain. Car ce soir, je suis invité à un dîner organisé par une maison d'édition, où ledit chercheur sera là, et à qui mes confrères journalistes et moi-même seront censés lui poser deux-trois questions intelligentes, entre 2 rasades de bon vin.

Entre temps, ma petite pute m'appelle, pour la troisème fois de la journée, elle veut m'inviter à un concert. Elle est un peu lourde, en ce moment. J'ai pour habitude de garder de bons contacts avec mes exs, mais ça marche quand il n'y a pas (trop) d'ambiguité. Ce qui n'est pas le cas ici. Et ce qui m'énerve, c'est que je n'arrive pas à l'envoyer chier. Parce que je l'aime bien, et surtout je crois, parce que je la trouve vraiment belle. Ce qui est une raison de merde, bien évidemment. 

J'arrive au dîner. Je suis hirsute, mon parka et mon casque à la main, alors que tout le monde est très bien habillé. L'attaché de presse me regarde bizarrement. Le repas débute. Le vin et la bouffe sont excellents, mais la moyenne d'âge autour de la table est aux alentours du double du mien. Auncune fille jolie, vous l'aurez compris, ce qui était pourtant la raison principale de ma venue. Déception. Heureusement, le chercheur est assez bien, une sorte de type lunaire, doux et fin. Sa femme est là, l'américaine-type, tout dans le relationnel, mais avec une subtile dose de sincérité, ce qui la rend attachante. Ils forment un couple assez beau, me dis-je. Très complémentaires. La discussion est tournée principalement autour de la psychologie, de la politique américaine et de la société française. A un moment, on parle d'idéalisme et de cynisme. Le chercheur dit que l'idéalisme est un truc assez universel, mais en se basant sur les USA. Je dis que l'Amérique n'est pas comme la France, et que pour avoir un idéal, le pré-requis est de croire en l'efficacité de ses propres actes. Et si c'est peut-être le cas là-bas, ce n'est plus le cas en France depuis longtemps : les humiliations militaires du 20e siècle et l'incitation croissante à se déresponsabiliser au profit d'organes spécialisés de tout poil (entres autres facteurs, certes, mais bon j'ai du faire vite) a produit des jeunes gens qui ne croient plus en leur propre puissance, et à qui il ne reste conséquemment plus que le cynisme. Plusieurs journalistes présents me disent que j'ai une vision trop noire, qu'il y a des choses positives chez les jeunes en France. L'un me cite même l'exemple des "Enfants de don Quichotte". Je trouve la réplique tellement conne que je me contente de sourire aimablement. Mais le chercheur est ok avec moi, il opine, et me cite l'exemple de l'incompréhension des jeunes américains lors des manifestations anti-CPE. On est sur la même longueur d'onde, et les critiques cessent.

Fin du repas. Je suis assis en face de la patronne d'un journal qui m'intéresse, car client potentiel d'un de mes projets pros. On discute, on fume des clopes, alors que les gens se barrent. Je me dis cool, le contact passe bien, elle se souviendra de ma gueule quand je la contacterai. Une bonne chose de faite.

Départ du resto. Je reprends mon scoot. A un feu rouge, une scène absurde : je sens un mec en 2-roues qui me regarde. Alors je me tourne, et le fixe aussi. Silence, ambiance western. Il finit par sourire et me dit "et ben qu'est ce qui se passe". Je dis "tu me fixes, alors je te fixe". Il dit "tu sais, au feu rouge, je regarde tout le monde". Bien sûr bien sûr.

Sur le chemin du retour, je m'arrête dans un bar qui m'intriguait depuis longtemps. Enfin, disons que j'y avais vu de l'extérieur pas mal de jolies filles assez en forme à chaque fois. J'entre, c'est une sorte de pub géant, un gros mélange d'anglo-saxons et de français. Je commande une Guiness. Je regarde les anglo-saxons autour de moi. De gros bébés. Je les aime bien, ces mecs, mais à chaque fois je mesure combien je suis différent d'eux, comme si les rares aspects orientaux de ma personnalité se mettaient brusquement à resurgir quand je les regarde agir. Je les sens régis par des choses assez naïves, comment dire, des notions de loyauté un peu infantiles, d'aptitude à coopérer d'emblée même avec des inconnus. Des gens que l'on peut arnaquer facilement, en fait. Pour prendre un exemple, quand je regarde Prison Break, je préfère largement le personnage de Bagwell (le pédophile) à Scoffield, par exemple. Or, ce dernier reflète à mon avis une sorte d'idéal anglo-saxon, alors que Bagwell est le symbole même du nuisible amoral. Pourtant, je préfère Bagwell, car je le trouve délicieusement humain, pas psychorigide comme Scoffield. Mais en même temps, je sais bien que le succès d'un groupe social dépend précisément de cette aptitude à coopérer d'emblée, à la Scoffield , et bien sûr aussi à punir sévèrement en cas de trahison. Une société de Bagwell, c'est à dire des mecs qui tentent de tricher d'emblée avec autrui, ça foire direct, mais une société de Scoffield, une société de coopérants quoi, et bien question résultats, ça déchire. Donc, je regarde ces mecs, et tente de comprendre pourquoi j'ai de la sympathie pour eux, voire même éprouve une nette préférence pour leur mentalité que pour celle "méditerrannéo-orientale", dont je suis pourtant issu. Et je me dis peut-être que c'est parce que, si en temps de paix ils ont l'air certes assez candides, ils sont en revanche redoutables en temps de guerre, justement grâce à cette aptitude à la coopération. Mon portable indique 1h, ce qui autorise les généralisations à la con que je suis en train de faire.

Sur ce, l'allemande à l'étrange visage m'appelle. Elle est emmerdée, parce que son mec (un allemand lui aussi) vient la voir à Paris ce week end. Alors qu'elle était convaincue que leur histoire s'achevait. Certes, il ne s'est rien passé entre elle et moi, mais les choses sont un peu cousues de fil blanc depuis quelques jours. Et donc elle est emmerdée. Alors je lui dis que c'est bien qu'il vienne la voir, que peut-être ils résoudront leurs petits différents. Je lui dis aussi que la vie passe vite, et qu'il est idiot de stresser inutilement. Bref, le mec pas chiant, quoi. Mais bon, c'est comme ça, en ce moment, je suis détaché des choses. Je ne me fais pas chier, comme on dit. Je sens qu'elle aime bien ma réaction, je crois que ça la rassure.

Retour chez moi. Il est tard. J'écoute quelques morceaux, et pense stupidement à V*.

10.01.2007

Retour

Salut salut. J’ai été un peu absent ces derniers temps. J’espère que cette période de transition calendaire s’est bien passée pour vous. Pour moi, ce fut globalement ok. Au cours de ces dernières semaines, diverses choses, comme pas mal d’introspection, la confirmation que ma sœur est une fille formidable, l’avancement encourageant de mes projets professionnels post-journalisme (ma démission prend officiellement effet au 5 mars, mais bon, l'idée est de ne pas perdre trop de temps), la conviction que j’ai fait le bon choix quant à ma démission (la sensation d’une sorte d’évidence, vous savez, ce genre de choses), la prise de conscience du fait que je vais devoir pas mal me serrer la ceinture lors des deux années à venir suite à quelques heures passées sous Excel à faire un peu de prospective quant à mes finances, et plusieurs autres choses encore.

Aujourd’hui, levé à midi. C’est mal. Conséquence de quelques heures passées hier soir chez ma pote C* à discuter jusqu’à tard de nos projets professionnels en cours, justement. J’arrive à mon taf vers 14h. Depuis l’annonce officielle de ma démission, j’y suis devenu une sorte de touriste. J’ai quitté l’open-space, et squatte un bureau inoccupé, dans lequel je travaille principalement sur mes projets perso, via mon ordinateur portable. Accessoirement, j’y fume des clopes, y écoute de la musique assez fort, et bois parfois des bières en fin d’après-midi tout en chantonnant joyeusement. Bref, c’est devenu mon endroit. Mes collègues qui, de l’open space dans lequel ils sont restés, me voient à travers la vitre, me jettent souvent des regards un peu perplexes. Voire pire, parfois. Ainsi, il y a quelques jours, je m’étais absenté de mon bureau pour aller consulter un document sur un autre ordinateur, situé dans l’open-space. J’avais laissé ma musique. C’était Costes. Et plus précisément, ce morceau :


podcast

    

Je vois alors l’une de mes collègues entrer dans mon bureau, elle veut s’isoler pour téléphoner. Cette collègue est un peu l’archétype de la bobo. Si devais expliquer à un étranger ce qu’est un bobo, je parlerais d’elle, je crois. Bon, alors qu’elle entre dans mon bureau, je réalise qu’il y a le morceau de Costes qui y tourne à fond. La fille se fige dans le bureau, reste quelques secondes ainsi, puis me regarde à travers la vitre, le regard… enfin, plein d’incompréhension, quoi. C’était distrayant.

Sinon, soirée passée avec l’allemande à l’étrange visage, dans un petit bar jazz. Agréable.

Puis retour chez moi. Il est 1h du mat, mais j’ai faim. Alors, sandwich poulet-crudité agrémenté d’une bière au comptoir d’une brasserie de mon quartier, tout en feuilletant les pages « faits divers » du Parisien. J’échange quelques mots avec un type que je connais de vue qui veut absolument me payer un verre de rouge, puis direction mon lit. Avant d’éteindre, je commence cette note. Puis j’écoute un morceau de Nirvana que j’aime bien, et éprouve alors le besoin violent de m’acheter une guitare électrique. Il est temps d’aller se coucher, vraiment. 

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