15.12.2006
Parce qu'il est plus tard que je ne crois
Il est 21h, je suis revenu à mon taf chercher des affaires. J'ai acheté des bières, fume dans l'open space non-fumeur, et écoute Costes à fond. C'est un peu décadent. C'est peut-être l'effet de ma démission, posée récemment. Les gens encore présents sont loin, à l'autre bout du couloir, donc ça va, j'espère que je ne dérange pas trop. Mais je m'en fous un peu, en fait. J'ai passé quelques appels téléphoniques, et maintenant j'ai une heure à tuer, avant d'aller rejoindre ma petite slovène. Du coup, décision de mettre à jour ce blog.
Une chose importante qui s'est passée récemment :
J'ai posé ma démission. Fini, basta, le journalisme. Mon préavis se termine en février. Et après, salut les bobos, je me casse !!! Pars-je sans rien pour autant ? Non. Car je me casse dans le cadre de ce que l'on appelle la "clause de conscience", une vaste arnaque qui permet depuis 50 ans aux journalistes français de démissionner lorsque l'actionnaire principal de l'organe qui les emploie change, et d'empocher au passage des indemnités équivalentes à celles d'un licenciement économique. Il n'y a qu'en France que ce système existe, ça surprend les entreprises du monde entier quand elles découvrent le truc, et ça a permis à pas mal de journalistes français de changer d'employeur plusieurs fois dans leur carrière, généralement pour aller bosser chez le concurrent, tout en empochant un peu de fric à chaque fois. On gagne à tous les coups.
Sauf que moi, je ne vais pas bosser pour le concurrent. Je pars car :
-la presse écrite magazine va se vautrer d'ici 5 ans. Or, je bosse pour la presse magazine.
-la France va imploser d'ici 5 ans. Or, j'habite en France.
Ce qui signifie que dans 5 ans, lorsque l'implosion débutera, je me retrouverai au chômage, sans fric, et un peu vieillissant. Enfin, proche de la quarantaine, quoi. Ce qui n'est pas une perspective qui me convient. Par conséquent, il n'y a qu'une solution : trouver dès à présent un moyen pour avoir du fric dans 5 ans. Il faut donc se mettre au travail dès maintenant. Et donc, cette histoire de clause de conscience tombe bien, car elle me permet de disposer pendant 2 ans de revenus à peu près équivalents à celui que je touche actuellement en travaillant. Une sorte de bourse, quoi. Qui va me permettre en toute quiétude de lancer les différents projets professionnels que je nourris actuellement.
Quels projets ?
- le projet à pognon, que j'évoque souvent ici, et pour lequel les premiers contacts ont été pris récemment. En gros, il s'agit de vendre des outils à des entreprises qui fabriquent de l'information, outils forgés à l'aide de données scientifiques qui ne sont pas encore utilisées dans ce domaine. On m'a récemment dit que ça pourrait marcher pour l'un de ces contacts, mais rien n'est sûr pour l'instant.
- j'ai par ailleurs plusieurs idées amusantes à destination du web. J'en ai parlé à des gens qui connaissent les moyens de lever du pognon, et j'en suis actuellement à constituer quelques dossiers pour parler plus précisément de tout ça. Ce sont des trucs "dans l'air du temps", comme on dit, mais qui en tout cas n'existent pas encore. Il me faudra juste être rapide.
- développer un concept de logiciel. Un truc tout simple, mais qui, si son efficacité commerciale est avérée, ne pourrait qu'intéresser les entreprises qui fabriquent et diffusent de l'information sur le web. Mais pour le savoir, il me faudra investir un peu, trouver un moyen malin pour tester le bordel sans me ruiner, et puis palabrer brevet.
Pour tout ça, je serai épaulé par mon amie C*, qui est aussi motivée que moi, et également pleine de ressources (intellectuelles).
Et puis j'aurai aussi, voire surtout, le temps de me remettre à mon projet de film de droite. Des gens de la prod cinématographique, les quelques rares avec lesquels j'ai encore des contacts, me parlent de mon projet de temps à autre. Ils sont curieux de savoir ce que ça va devenir. Ils n'ont pas oublié mon projet, et c'est plutôt rassurant. Bon, derrière ce projet de film de droite, il y a d'autres projets cinématographiques aussi, mais pour l'instant c'est très flou. Et ça dépendra de toute façon de ce que ce truc deviendra.
Bon, autant être franc, je ne vous cache pas que j'ai un peu peur, en fait. Peur de la précarité. Peur de l'échec. Peur de la galère. Car avant de me retrouver dans la rédaction dont je viens de démissionner, j'ai connu plusieurs périodes qui n'étaient pas très fastes, financièrement parlant. Notamment, plus de deux ans à squatter d'appart d'ami en appart d'ami, trimbalant avec moi le strict minimum (duvet, trousse de toilette, et quelques vêtements), tandis que le reste de mes affaires (meubles, livres, cd…) pourrissaient lentement dans la cave humide d'un pote. Des soirées passées à traverser Paris pour aller chercher un paquet de pâte ou une boîte de thon chez un ami compatissant. Des gens que j'ai cessé définitivement de voir car n'ayant jamais assez de fric pour sortir dans les endroits où ils allaient. Et puis, surtout, le mépris de moi-même, la haine du looser que j'étais devenu, qui me gangrenait petit à petit.
Du coup, lorsque j'ai réussi à intégrer la rédaction que je viens de décider de quitter, c'est une sécurité incroyable qui m'est tombée sur la gueule ! Les cadeaux de fin d'année du CE, les prix réduits pour ceci ou cela, le 13e mois, les chèques vacances, les chèques lire... Et puis la reconnaissance, aussi : le respect que j'induisais chez autrui lorsque je lui disais mon métier, et surtout quand j'expliquais que je n'avais aucune des formations requises pour faire ce taf. Bref, un truc doux, tout doux.
Alors, pourquoi prendre un tel risque?
- déjà, je pense que les risques de retomber dans la précarité sont minces. En effet, mes galères financières passées n'étaient que la conséquence, au fond, d'autres galères, plus intérieures. Ce que j'ai mis un peu de temps à comprendre, certes, mais enfin j'ai fini par le comprendre. Et comme j'ai fait le ménage là-dedans depuis peu, depuis le début de mon blog en fait, je me sens du coup assez fort. Prémuni, quoi.
- mais aussi, je ne suis pas très heureux, dans ce statut de salarié. J'ai l'impression d'être un animal domestique. Je veux autre chose. Je veux récupérer un peu de libre-arbitre, un peu de contrôle.
- et puis surtout, parce que je sais qu' "il est plus tard que je ne crois". Je ne veux pas attendre ma deuxième vie pour faire ce que j'ai toujours voulu faire, au fond de moi. Sur mon bureau, j'ai la Prière du Para, affichée. Prière que j'avais découverte lorsque j'étais scout, et que j'aime vraiment beaucoup. Certes, à côté de son auteur, je suis une tapette. Les "risques" que je prends sont dérisoires à côté de ceux auxquels ce mec a été confronté. Mais disons que j'ai, à ma mesure, l'envie de rester fidèle à l'esprit de ce texte. L'envie d'avoir une vie qui n'en est pas trop éloignée. Qui ne me fasse pas trop honte. Et je me dis que le mois de décembre 2006 est un bon moment pour commencer à me fabriquer cette vie-là.
D'autres choses qui se sont passées récemment :
- Musée puis dîner avec l'allemande à l'étrange visage. Attachante, et diablement sexy aussi. Mais elle refusera de m'embrasser.
- La Blonde du bar m'apprend qu'elle a trouvé mon blog (lors de notre première rencontre, je lui avais connement dit que je tenais un blog sur HautetFort). Elle a continué à me voir tout en me lisant, et sans me dire qu'elle me lisait. Le plus amusant est qu'elle a monté de son côté un blog, où elle parle de notre rencontre, mais vue de son côté, forcément. Je trouve la démarche intéressante.
- Crémaillère chez une amie. Discussion avec une fille très belle, mais mariée. Mais ce n'est pas grave, on discute quand même, juste pour le plaisir. Plus tard, je discute, puis embrasse une jeune journaliste assez chaude. 23 ans, futile comme j'aime, et intelligente comme j'aime. Elle viendra ensuite chez moi.
- Une soirée à Rouen, pour voir V*. Dîner. Qui ne mène à rien, comme d'habitude. Je me retrouve dans un hôtel, et passe une nuit pleine de cauchemars.
- une soirée bien avec la Blonde du bar. Apéro chez moi, puis virée en scooter, au cours de laquelle elle me nourris de Pim's. On rejoint mon pote P*, on discute et boit un peu, puis retour chez moi. Et sur le retour, on chante des chansons du top50 des années 80. C'est la soirée la plus sincère que nous passons ensemble. Bon, en même temps, étant donné qu'elle doit me lire de temps à autres puisqu'elle a trouvé mon blog, je ne peux pas non plus dire des trucs trop gentils sur elle, sinon ça ferait pour le moins faux-cul. Préférons donc un compte-rendu factuel.
- Une jolie scène dans un bus, vue aujourd'hui : un père, et son fils de 6-7 ans. Le père est grand, en costard élégant+pardessus. Son fils est originaire de Chine, ou peut-être de Mongolie. Son fils adoptif, très probablement. Il a des cheveux hérissés, drus, comme un hérisson. Ils se parlent. Puis le fils se met dos à son père, se penche en arrière en regardant son père, s'amuse à lui toucher le ventre avec ses cheveux de hérisson, et demande à son père si c'est "rigolo" comme sensation. Le père dit oui en souriant. Un sourire aimant, et ferme en même temps. Un sourire d'homme, d'adulte, pas démagogique. Un vrai beau sourire de père.
23:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.12.2006
Bluffé
Via Liu, déniché un blog très beau, ici. Je suis bluffé.
11:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : découverte
08.12.2006
Grand coup de pied
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2006
Du 2 au 4 décembre 06
Samedi soir :
A 21h, j’arrive au resto où j’ai rendez-vous avec mon amie S*, et ses amis. Il y a une quinzaine de trentenaires. J’en connais certains. Au début, je me sens mal à l’aise, pas vraiment dans mon assiette. Les mecs présents sont prestants, amusants, et je me sens « en dessous » par rapport à eux. Mais bref, je m’accroche.
En face de moi, des gens se décalent, et je me retrouve en face d’une allemande, qui parle bien français, et qui fait un stage à Paris pour ses études de droit. Traits faciaux particulier, mais assez sexy, en fait, avec une belle bouche qui suggère 1001 choses. Au début, elle plaisante avec un autre mec. Bon, alors je discute alors avec la femme d’un mec qui est là : une bourgeoise blonde, d’apparence superficielle, et en fait qui se révèle pleine d’esprit et d’humour, bref qui ne se prend pas au sérieux ; j’aime bien ces filles.
Puis je me mets à discuter avec l’allemande à l’étrange visage. Elle se révèle futile, aimant les fringues, et en même temps, assez férue de politique et de trucs considérés comme « sérieux ». Un mélange de sérieux et de futilité. Bon, cocktail intéressant, je me dis. S’éveille en moi le désir de la draguer, de la toucher, de la baiser en farfouillant dans ses cheveux blonds.
Puis le repas s’achève, et on décide d’aller dans une boîte. On se pointe, et il y a 50 mètres de queue. On est proche de renoncer, mais la bourgeoise superficielle va voir les videurs et leur dit « Je suis avec 6 belles filles qui aiment danser, et avec des mecs à grosses cartes bleues. Et on veut pas faire la queue ». Il y avait plein de mensonges dans cette phrase, mais pourtant, ça a marché : on est passé devant tout le monde. Bien joué.
On se met dans un coin un peu calme, canapés et bouteilles. Et ça parle un peu dans tous les sens. Agréable. Je discute avec le mari de la bourgeoise superficielle, un assez beau gosse plein de classe, typé asiat, avec une belle mèche sur le devant dont il joue pas mal. Il bosse pour une boîte qui a des besoins que j’ignorais, et qui se connectent à merveille avec l’un des projets professionnels que j’aimerais lancer. Du coup, on parle un peu, échange de coordonnées.
Pendant ce temps, l’allemande à l’étrange visage se fait draguer par un mec d’origine iranienne, lequel est pas mal aussi. Genre le charmeur oriental à belle gueule. Heureusement, il est assez petit, ce qui limite son pouvoir. Cependant, je reste vigileant, et me dis que j'ai intérêt à passer rapidement à l’attaque. Je les regarde du coin de l’œil, tout en continuant ma discussion avec le beau gosse asiat.
Puis je me retrouve à discuter à nouveau avec la bourgeoise superficielle, pendant que l’allemande continue de se faire draguer par l’iranien. On parle de son môme de 3 ans et du complexe d’Œdipe. Elle dit des trucs lucides sur son enfant, que j’ai rarement entendu dans la bouche d’une jeune maman. Elle a une approche à la fois clinique, "biologisante", de son enfant, et en même temps pleine d'amour. Je suis assez bluffé.
Puis tout le monde bouge un peu dans tous les sens, et je me retrouve à côté de l’allemande, enfin. On parle de plein de trucs, et notamment du poids de la culpabilité allemande, et de sa gestion par les jeunes générations. Puis je lui demande si elle a un mec, elle dit oui. Je lui demande s’il n’a pas peur de la savoir sans lui à Paris, cette ville pleine de dragueurs. Elle dit que non, qu’il n’est pas jaloux, et que d’ailleurs ça l’emmerde un peu de ne pas le savoir jaloux. Puis elle me demande si je suis jaloux. Je dis oui, parce que je suis un méditerranéen, et du coup lui dis qu'elle devrait essayer des trucs avec moi. Elle se marre, dit que je suis un mec qui "aime jouer". Elle n'a pas tort, du reste. On continue de parler. Elle commence à être bourrée, me touche de plus en plus souvent les bras et les jambes.
A ce moment, tout le monde lève le camp, et elle doit aussi partir, car elle rentre avec une amie au même endroit. Je lui dis que je peux la ramener, mais elle préfère partir quand même. Elle me file son tél. S* me demande alors si les amies célibataires qu'elle voulait me présenter m'ont plu. Je dis "lesquelles?". En fait, il s'avère que je ne les même pas vues, j'étais un peu trop obsédé par mon allemande.
Dimanche :
Après-midi passée avec mon amie C* à discuter de nos projets sur le net. Elle est prête à lâcher son boulot, et moi aussi. De plus en plus de choses se précisent. C’est amusant ces projets avec elle. Car C* est une ex : lorsque nous étions ensemble, nous n’avons pas réussi a partager des choses sur le plan intime à la hauteur de ce que nous attendions, mais sur le plan professionnel en revanche, il est probable que l’histoire soit bien différente. Ca me rend assez heureux de me dire qu’il arrive parfois dans la vie que des choses précieuses ne se perdent pas, mais se transforment ; nous sommes des processus.
Soir : resto avec ma petite slovène, puis nuit chez elle. On s’entend de mieux en mieux. Il est évident que quelque chose de sérieux se profile avec elle, mais je fais encore semblant de ne pas le voir, et continue à me considérer comme célibataire. Mais il va me falloir bientôt adopter un comportement plus clair, je le sais. Même si elle a l'intelligence de ne rien m'imposer.
Lundi :
Journée sans grand intérêt à mon taf. Si ce n’est qu’à midi, à la cantine d’entreprise où je mange, je parviens à adresser la parole à une fille qui me fait fantasmer depuis des mois. Je lui ai sorti les pires banalités pendant que nous attendions notre tour pour être servi de notre assiette de porc+riz. La prochaine fois, je lui proposerai un café, mais je ne suis pas sûr qu’elle accepte, car j’ai été très nul.
Dans l’après-midi, texto reçu de l’allemande à l’étrange visage. Content.
Soir : je ne branle rien, et compte me coucher tôt, car demain… je vais à Rouen, voir V*. Et oui, je sais, c’est très con.22:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : femmes
02.12.2006
Du 20/11/06 au 02/12/06
Bon, rattrapons mon retard. Mais dans la concision.
Lundi 20 :
RAS
Mardi 21 :
- Entretien avec une étudiante qui veut se renseigner sur mon métier. Elle a 17 ans (a 1 an d’avance), fait des études de com. A une autre époque, elle aurait été une intello immergée dans des études poussées, mais elle est en 2006, et ne voit pas l’intérêt du monde, de la vie, de l’effort, puisque dit-elle, "on sait par avance qu’on aura jamais ce que l’on veut, alors à quoi bon". J’essaie de la motiver, je lui donne des pistes de formation. Mais je ne sais pas si cela sera très efficace. En la quittant, je me dis que cette impératif de jouissance fixé par la société et les médias est littéralement écrasant pour les jeunes générations : tellement flippés de ne pas réussir leur vie à l'image de "la vie idéale" telle qu'elle est décrite par la télé et les magazines, ils décident pour beaucoup de ne pas vivre du tout. Et anesthésient leur anxiété en se repliant sur les 1001 jouissances régressives que la modernité met désormais à portée de leurs mains.
- Soirée avec la journaliste slovène. Resto, puis bar, puis nuit ensemble.
Mercredi 22 :
RAS
Jeudi 23 :
- Je pars dans une ville de province parce que j’interviens lors d’une conférence. Je suis hébergé par une amie que je ne vois pas souvent. Lors de la conférence, prise de tête avec un autre intervenant, chercheur de son état. C’est assez amusant de se contredire devant 100 personnes. Après la conférence, discussion avec une fille qui m’attire. Puis, dans la nuit, retour chez l’amie qui m’héberge, et discussion avec elle : elle est en train de donner un tour heureux à son existence. Moment agréable. Je me dis que je devrais faire comme elle, arrêter de courir partout, et me concentrer sur 2-3 choses importantes.
Vendredi 24 :
- Journée : je reste dans la ville de province, histoire de voir un peu plus longtemps l’amie qui m’héberge. On se balade dans sa ville. On va au marché, on se fait à manger. Ambiance zen, relaxante.
- Soir : je revois la fille avec laquelle j’avais discuté hier. Bar, puis dernier verre chez elle, puis nuit avec elle. Trois orifices particulièrement accueillants.
Samedi 25 :
- Retour sur Paris. Dans le train, j’évite in extremis de voir ma sacoche partir en fumée sous l’action des démineurs, car ayant été considérée par des passagers comme « colis suspect » (j’étais parti me balader dans les couloirs). De ce fait, le train prend un peu de retard. Bref, j’ai mis le bordel, quoi.
- Soir : concert au Trabendo : Sebastien Tellier. C’est une amie qui m’offre ce concert pour mon anniversaire. Je n’aime pas du tout. Et tellement pas que je suis obligé de lui dire. Au bar du Trabendo, je croise Ramzy (de Eric&Ramzy) bourré, avec des potes à lui, qui ont l’air aussi bourrés que lui. Après le concert, je rejoins ma petite journaliste slovène chez elle.
Dimanche 26 :
- Journée+soirée avec elle.
Lundi 27 :
- apéro avec une fille renontrée dans un bar. Elle a 22 ans, et me semble tellement jeune que j’en oublie de la draguer, et lui parle comme à un grand frère. Ca m’amuse un peu, et l’ayant raccompagné, je lui dit un truc qui veut dire en gros « je voulais te draguer mais je n’y suis pas arrivé ». Enfin, une phrase à peu près aussi conne que celle-là. Elle dit « tant pis, ça sera pour la prochaine fois ».
Mardi 28 :
- apéro dans un endroit où il n’y a que des journalistes. Qui se la jouent pas mal. Je discute avec ma pote Y*. Puis drague une fille belle mais un peu givrée, qui me file son tel mais que je ne sens pas très motivée. A ce moment, je pense que ma propension à vouloir collectionner les filles me prend de plus en plus la tête, mais que je suis incapable de m’arrêter.
Mercredi 29 :
- Soir : la blonde du bar (voir posts précédents) vient dîner chez moi. Et restera pour la nuit.
Jeudi 30 :
RAS
Vendredi 1er :
- Soirée avec ma journaliste slovène.
Samedi 2 (aujourd’hui, quoi) :
- Réveil tardif. Je commence à ranger mon appart. Puis appelle des amis, et vais à la laverie. Puis écris cette note un peu trop factuelle à mon goût. Ce soir : resto avec S* et quelques uns de ses amis. Enfin, amies. Car elle veut à tout prix me présenter des filles sérieuses : me maquer est son but depuis quelques mois maintenant. A voir. De toute façon, je suis dans un tel état que je suis un peu ouvert à tout, en fait.
17:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.12.2006
Du 18 au19/11/2006
Samedi midi :
Je vais à la boxe, mais la salle est fermée pour un "évènement exceptionnel" (je ne parviendrai pas à savoir lequel). Ok. Je prends un café dans une brasserie, puis me casse.
Samedi après-midi :
Je visite un appart, que je ne prendrai pas, même si la date où je dois quitter mon appart approche (fevrier 2007). Le mec qui me fait visiter est sympa, un maghrébin gay d’une vingtaine d’années, qui sort toutes les nuits, et dort toute la journée. On discute un peu. Il m’explique qu’il part à la campagne, il en a marre de Paris, car l’ambiance y est devenue assez délétère dit-il. Je ne lui fais pas dire.
Puis je rejoins mon amie C* dans un bar du 6e arrdt. On discute de plein de trucs, et notamment de mon histoire de projet à pognon. Je lui dis que je suis un peu bloqué, car mon contrat m’interdit (logiquement) d’aller bosser pour la concurrence, et ce même si ce n’est pas pour la même activité. Et comme faire cela en sous-main est risqué (le milieu du journalisme, c’est petit), je me retrouve un peu emmerdé. On imagine des solutions.
Puis je la ramène chez elle en scooter. En roulant, on discute d’internet, des concepts qui font du fric et ceux qui n’en font pas. On arrive chez elle. Je monte. Dans l’appartement, il y a un couple d’amis à elle. Le mec, militaire, travaille pour l’Otan, et notamment sur un théâtre d’opération assez médiatisé actuellement. Je lui pose plein de questions, et j’apprends plein de choses.
Puis je redescends C* dans le 16e arrdt, là où elle doit rejoindre sa sœur et une amie. Je la laisse, et rentre chez moi. Ce soir, je vais à une soirée plus ou moins déguisée. Alors, je cherche des solutions vestimentaires à ce défi, mais ce n’est pas très concluant. Tant pis. Je redescends, et reprends mon scooter. Je m’arrête à mon Monoprix, achète du champagne, et vais à la caisse. Une voix m’interpelle : celle d’une caissière, une jeune africaine que j’aime bien, qui me dit de venir plutôt passer à sa caisse. Mais c’est trop tard, c’est mon tour. Alors je paie, et je rejoins la jeune caissière juste après. Je prends des nouvelles de ses études, on discute 5 minutes et je me barre.
Samedi soir :
J’arrive à la soirée. L’amie qui m’invite m’accueille. Dans le couloir, une petite brune qui, comment dire, me fait une sorte d'effet. On discute immédiatement, alors que je ne suis même pas entré dans la pièce principale. Le courant passe d’emblée. Hoho, je me dis, il se passe un truc. Au bout d’un quart d’heure, je me dis qu’il serait quand même bien d’aller saluer les autres invités. Je vois des gens que je connais, et que j’aime bien. Je rencontre un mec qui travaille dans un organe de presse où, précisément, mon frère (celui de ma branche libanaise), aimerait faire un stage. Excellent, putain, excellent. Je parle de mon frère à ce mec, et il dit qu’il peut l’aider à faire ce stage. Je suis super content. Je vois mon frère demain, et j’ai hâte de lui parler de ça.
Puis je rediscute avec la petite brune. Elle est journaliste, et slovène par sa mère -ce qui n'a bien évidemment aucun rapport. Et plus ça va, plus je me dis que cette fille est adorable. Bon, restons calme. Elle me dit qu’elle doit se lever tôt le lendemain dimanche (dans quelques heures, donc en fait), pour aller bosser dans un studio de télé, loin de chez elle. Je lui propose d’aller la chercher demain matin, et de l’amener en scooter. Et de prendre à cette occasion un café. Elle dit ok, et me file ses coordonnées. Elle ne semble pas sûre que je viendrai, mais enfin, elle fait mine d’y croire.
A un moment, on me propose de la drogue, et je dis non, en tout cas pas maintenant, car je dois rester concentré sur certaines choses plus importantes.
Puis la petite slovène part, et je commence alors à abuser un peu. Vers 6h du mat, je pars, et décide de rester réveillé jusqu’à mon rdv avec la petite slovène.
Dimanche matin :
A 9h, je suis en bas de chez elle. Elle descend, prends un casque, et s’installe sur le scoot. Je démarre. En roulant, on parle de tout et de rien. Elle me serre avec ses mains, protégées par de jolis petits gants verts en laine. Je suis sacrément bien.
On arrive destination, et on prend un café. Elle me dit qu’elle n’aurait jamais cru que je viendrai. Je réponds que c’était facile pour moi, car j’avais très envie de venir la chercher. On discute agréablement, puis elle part bosser.
Je rentre chez moi, et me couche vers midi.
Dimanche après-midi :
Je me réveille à 17h, et rejoins mon frère. On va prendre un verre. On parle du Liban. Puis on va voir « Mémoire de nos pères », de Clint Eastwood. Putain de merde, ce Clint Eastwood est un maître, quel beau film. Quand on ressort, on met un peu de temps à parler, car on a tous les deux été touchés par le film. Bon, il est clair que j’avais choisi le film exprès, en allusion à notre histoire commune. Donc ça a joué, aussi.
Puis mon frère part, et je vais prendre un dernier verre dans un bar (celui où j’étais vendredi). Le serveur me reconnaît, et on discute. Mec sympa, très sympa. On parle cinéma, il me parle de films qui l’ont touché récemment. Il me raconte aussi la suite de la soirée de vendredi après mon départ, qui fut assez mouvementée. Il me paie un verre.
Un mec arrive alors, accent racaille. Il connaît le serveur, car il bosse aussi dans le bar. Le mec s’installe au bar, et entre dans la conversation. Le serveur prend alors instantanément lui aussi un accent de banlieusard, comme s’il avait honte de l’accent qu’il avait juste avant. Ca me peine un peu. Je prends congé, et rentre me coucher.
00:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

