29.09.2006

Back from nowhere

J'ai beaucoup bossé ces derniers temps (oui oui, pendant mes vacances). De ce fait, et selon l'expression désormais consacrée dans la blogosphère, j'ai un peu "délaissé mon blog". Alors, on va s'y remettre.

14.09.2006

Anticiper

Ce soir, petit poker.

Et demain, début de mes vacances, posées à la dernière minute, et ce pour 2 semaines. Vacances qui seront dédiées à cogiter sur l'orientation à donner à mon avenir professionnel. En ce moment, des portes s'ouvrent de ci de là, et il serait bon que je fasse un peu le point sur ce que je vais faire, je crois. Anticiper la survenue des évènements nocifs en agissant de façon à les éviter avant qu'ils ne se produisent concrètement procure chez le mammifère un sentiment de contrôle accru de son environnement. Et le sentiment de contrôle, chacun sait que c'est très bon pour la santé.

13.09.2006

Etre de droite en France

A mon taf,  les choses se clarifient à grande vitesse. En effet, suite à quelques évènements survenus récemment,  je sais aujourd'hui qu'il est désormais inutile de faire trop d'efforts avec mes collègues. Pourquoi ? Ils ont décidé délibérément de me marginaliser. La raison : je suis intellectuellement positionné un peu trop sur leur droite, selon eux. Et comme je vous l'avais déjà mentionné, ce genre de positionnement, dans le milieu du journalisme, ça ne pardonne pas. La règle implicite dans ce milieu est : "si tu ne veux pas être grillé, sois de gauche, et si tu ne l'es pas, fais croire que tu l'es".  Et pour être grillé, point n'est besoin de verser dans l'extrème : être plus à droite que Strauss-Kahn par exemple, peut suffire à coûter très cher. C'est dire. Dans leurs têtes vides, avoir des pensées dites de droite, c'est tout simplement "sale", c'est mal, il ne faut pas le faire et puis c'est tout.

Je sentais déjà depuis longtemps que plusieurs de mes collègues me considéraient un peu différemment des autres à cause de cela. Mais pour autant, ça ne nous empêchait pas de garder des relations courtoises, voire cordiales avec certains. Mais depuis quelques mois, la tendance s'est radicalisée : tout un petit groupe de collègues de trentenaires, emmenés par mon chef de service -syndicaliste à ses heures perdues- et plusieurs de mes collègues journalistes (que des filles, qui ont fait leurs études de journalisme avec lui, et le vénèrent un peu, comme un gourou),  ont décidé de passer à une phase plus "active" : ne pas répondre quand je dis "bonjour" le matin, ne pas dire "au revoir" quand ils partent avant moi le soir (mais dire ostensiblement au revoir à toutes les autres personnes qui travaillent à côté de moi – comme on travaille dans un open space, ce genre de comportement est forcément très visible), partir manger le midi en groupe en évitant soigneusement ma présence, etc.

Au début, je ne savais pas vraiment à quoi ce rafraîchissement était lié. En effet, je voyais plein de raisons :

Par exemple : le narcissisme des filles de ce groupe. Ainsi, je sais qu'elles n'apprécient pas que je plaisante avec d'autres filles extérieures à ce groupe, et surtout quand elles sont jolies (et dans ce cas-là ça coûte cher également à ces dernières, car elles se font ostraciser fissa, elles aussi), alors que dans le même temps, je ne parle que très peu  avec les filles du groupe en question. Qui plus est, lorsque je suis arrivé dans ce taf il y a 3 ans, l'une de ces dernières m'avait dragué, mais sans succès. Résultat : j'avais eu droit à des mails incendiaires, où elle me traitait d'allumeur, genre le mec qui l'avait flouée, etc. Elle est aujourd'hui l'un des piliers du groupe qui a décidé de me mettre au ban. J'avais donc des raisons de penser que des mots clés comme "vanité" et "jalousie" étaient susceptibles d'être au menu des raisons de ce ban.

Une autre raison : le ressentiment. En effet, ils ont tous fait la même école de journalisme, au terme d'études universitaires assez poussées. Le journal dans lequel on bosse est un peu LE canard dans lequel tous les gens qui viennent de leur cursus rêvent de rentrer. Or moi, je n'ai pas fait toutes ces études. Pendant qu'ils étudiaient, moi je bossais déjà depuis longtemps. Et je suis entré dans ce journal un peu comme un électron libre. Dès lors, je pense que voir un type de leur âge sans études véritables accéder au même taf qu'eux, ça les fait chier.

Mais bon, ces raisons ne me semblaient cependant pas suffisantes pour justifier un tel comportement. En fait, j'ai eu le fin mot de l'histoire il y a  2 semaines. Ainsi, lors d'une anodine discussion de cantine sur Doc Gynéco, où j'avais simplement dit aimer le principe que des mecs de banlieue dénoncent les effets pervers des allocs à outrance, je me suis vu infliger un "oh de toute façon, toi tu penses comme un lepeniste". Etant donné que cette réflexion s'ajoutait à quelques autres récentes du même style (où ils me faisaient comprendre qu'ils me trouvaient "trouble", comme si je leur cachait quelque chose de très grave) j'ai donc fini par comprendre : les connards de ma rédac me snobent parce qu'ils pensent que je suis un lepéniste… C'est la classe. Comment ai-je réagi ? Normalement, se faire "traiter" de lepéniste, c'est censé clouer définitivement le bec, on doit fermer sa gueule, voire se mettre à sangloter silencieusement. Mais je n'ai pas choisi cette option. J'ai simplement provoqué un peu en disant que, bien que n'ayant jamais voté pour lui (ce qui est vrai, du reste), je ne considérais cependant pas le mot "lepéniste" comme une insulte. Ce qui a ajouté à la confusion (je pense qu'on attendait que je me défende quand même un peu). Et accessoirement, aggravé mon cas.

Comment en étaient-ils arrivés à cette conclusion sur moi ? Au début je ne comprenais pas vraiment : en effet, je n'ai jamais réellement parlé politique avec les gens de mon taf. Puis, j'ai additionné mentalement divers évènement et éléments, susceptibles d'avoir conduit mes collègues à ce jugement. Soit  :

- une discussion de cantine il y a plus d'un an sur Houellebecq et sur sa phrase sur l'islam : j'avais dit que ne voyais pas le problème de cette phrase, et qu'il serait bienvenu que les musulmans fassent aussi un peu d'autocritique. J'avais lancé une bombe atomique. J'avais 10 chiens enragés face à moi. La discussion sur les musulmans qui s'est ensuivie a été cocasse. Notamment lorsqu'à son terme, j'ai découvert  que de toutes les personnes autour de moi, j'étais le seul à avoir des musulmans dans mes amis et dans ma famille. A la fin, l'un d'eux m'a même dit, sans rire, "qu'il ne connaissait personnellement aucun musulman". A ce moment, je n'ai su que dire : j'étais stupéfié, après tout ce que ce mec m'avait sorti au cours de la conversation... Merde quoi, il aurait pu me mentir, au moins. C'était vraiment de la science-fiction.

- j'ai sûrement fait une ou deux citations de Nietzsche de trop.

- j'ai sur mon bureau diverses photos : un magnifique portrait de Asia Argento, le boxeur Magyar Monshipour, des photos de Beyrouth, un portrait de Fairouz, Coluche en pleine action (déguisé en "blouson noir"), l'affiche du film "Naked", l'affiche du film "Million Dollar Baby", une statue du temple d'Angkor. Bon, jusque là ça va, pas de quoi fouetter un chat. Mais parmi toute ces images, il y a aussi une petite photo de Ariel Sharon, découpée dans un journal lorsqu'il est entré dans son coma. Pourtant, c'est vraiment une petite photo, on ne la voit pas beaucoup. Mais bon suffisamment quand même pour qu'un jour, un collègue qui venait me parler à mon bureau s'interrompe soudain, comme s'il avait vu le diable : fixant la photo, le regard plein d'incompréhension, il m'a alors dit "Mais c'est… mais c'est… ". Je me souviens que j'ai répondu "Oui, c'est la photo de mon grand-père". Pour détendre un peu l'atmosphère quoi, pour déconner. Il a alors tourné les talons, sans terminer ce qu'il avait à me dire. Après coup, cette photo, j'ai pensé à l'enlever (j'ai pas envie de jouer au provoc, non plus). Et puis j'ai décidé de la laisser. J'aime cette photo, parce que l'histoire de ce mec est dingue, et puis pour des raisons qui me sont propres. Alors j'ai simplement déplacé la photo, en la mettant dans un coin où moi seul peut la voir.

- le midi, j'emporte souvent le Figaro à la cantine. Pas le Monde ou Libé, mais le Figaro. C'est le seul moment dont je dispose pour lire un peu de presse.

- quand il y a trop de bruit dans l'open-space où je travaille, j'écoute la musique dans mon casque. Et je sais depuis peu de temps que, quand je mets trop fort, on peut entendre les voix des gens qui chantent, lorsqu'un silence soudain tombe sur l'open space, par exemple. Or, si je mets généralement de la musique libanaise ou de l'abstract techno, je mets aussi, et souvent depuis quelque temps, des morceaux de Rammstein. Pour ceux qui ne connaissent pas, le groupe est allemand, et donc logiquement, il chante en allemand. J'aime ce groupe, il me donne de la force, de l'énergie, lorsque j'écris mes papiers. Et donc récemment, peu de temps cette discussion de cantine où j'ai réalisé comment mes collègues me voyaient vraiment, on m'a fait une remarque anodine sur un ton un peu ironique : "ah, tu écoutes de la musique en allemand…". Sans commentaires.

Voilà, je pense que ces quelques éléments, et peut-être quelques autres que j'oublie, ont été suffisants, aux yeux de mes collègues, pour qu'ils se sentent le droit de m'étiqueter ainsi "lepeniste". En réalité, je pense qu'ils ne comprennent pas comment je fonctionne, je ne corresponds pas à leur grille de lecture, et ça les perturbe.

En effet, alors que je suis bien obligé de reconnaître que je me situe effectivement quelque part à droite, et probablement même assez loin du centre, il se trouve que dans le même temps :

- je suis d'origine libanaise, donc pour eux "arabe"

- ma copine du moment (ma Petite pute) dont ils ont du voir une ou deux photos sur mon bureau (elle m'en envoie plein, certaines très chouettes) est d'origine marocaine

- l'un de mes frères a un très joli prénom arabe (ce qu'ils entendent lorsque je discute avec lui au téléphone)

- j'ai "galéré" (à leurs yeux) pendant des années (en fait, j'ai simplement fait ce que l'on appelle des jobs "non qualifiés") donc je suis normalement censé être du côté des opprimés

Alors du coup, pour eux, être "de droite", ce n'est pas normal. Ils ne comprennent plus rien, leurs repères en sont tout chamboulés. Ils en ont donc sûrement conclu que je devais être un peu pervers. Et donc probablement "lepéniste".

En soi, je m'en fous un peu d'avoir été étiqueté ainsi à mon taf. C'est tellement risible que ça ne mérite même pas un aussi  long post. Mais le problème, c'est surtout que cela peut me nuire professionnellement. En effet, le petit groupe qui m'a ainsi étiqueté a beaucoup d'influence dans la rédaction. Certes, avec les autres personnes, soit un restant de 40% environ quand même, ça se passe bien : il s'agit principalement de quelques collègues mecs, assez sympathiques d'ailleurs. Mais ils ont beaucoup moins d'influence sur l'ambiance. Le résultat est donc que je me retrouve pas mal à part. Et comme vous le savez sans doute, dans les grosses boîtes d'aujourd'hui, on ne vire généralement plus les gens à cause de leurs résultats, mais à cause de leurs comportements : un type qui est vu comme "à part", qui n'est pas assez "dans le groupe", ça peut suffire. Par conséquent, l'attitude de ce groupe est ni plus ni moins une déclaration de guerre, qui peut très mal terminer pour moi si je ne la joue pas finement.

Que faire ? Bosser au mieux, être au top, ne jamais parler de la moindre chose liée à la politique, continuer à dire "bonjour" et "au revoir", même si on ne me répond pas. Mais tout en même temps, hors de question de renoncer à ce que je suis, et à ce que j'aime. Mes photos restent sur mon bureau. Quant à l'heure de la cantine, je ne déjeune désormais que rarement avec mes collègues. Je vais nager, ou alors jouer au tennis avec des potes qui travaillent pas loin, ou encore faire un peu de muscu. Puis je vais à la cantine plus tard, après les autres, où je mange en lisant les pages "débats - opinions" du Figaro.

Et puis surtout, je mise tout sur mon "projet à pognon". Hors de question de gratter du papier toute ma vie. D'ailleurs, aux dernières nouvelles, selon les dires de quelqu'un de bien informé, mon "projet à pognon" porte bien son nom. La rentrée sera donc à ce titre décisive. Et je pourrai alors faire un gros doigt à qui de droit.

09.09.2006

Cette après-midi

Bon, c'est la rentrée, on va reprendre ce blog, lequel s'est un peu assoupi ces derniers temps.

Aujourd'hui, retour à la boxe. je suis dans une forme déplorable. Un petit noir trapu, que je domine généralement, me met la misère. Sous les douches, discussion avec un breton, qui fait de la chasse sous-marine. On se dit qu’on pourrait se louer une caisse à plusieurs cette année, et partir en Bretagne, où il connaît des bons spots. Je n’ai jamais chassé de bestioles, car les regarder m’a toujours suffi. Mais il est vrai que j’ai toujours senti que, dans la continuité de cette démarche exploratoire qu’est l’observation d’animaux dans leurs milieux, se pose inévitablement la question « Et si je tuais cet animal ? Et si je le ramenais chez moi pour le manger ? » . C’est à voir. En tout cas, cette discussion s’inscrit parfaitement dans l’une de mes deux principales résolutions du moment, qui est de moins cotoyer de filles (sauf si elles ont des copines belles et intelligentes à me présenter), et plus de mecs. L’autre résolution est de cesser mes plans culs avec les filles sans intérêt.

Une fille du club, qui a monté un spectacle qui se joue prochainement, me file des affiches à coller à mon taf, ainsi que son tel pour avoir des invitations.

Puis, avec mon formidable scooter, je file à l’autre bout de Paris : achat de nouveaux gants de boxe, et de nouvelles chaussures.

Puis je repars, toujours avec mon scooter (je vous ai déjà dit qu’il était formidable ?). En roulant, j’expérimente les appels téléphoniques avec-le-portable-coincé-dans-le-casque. C’est le pied. J’appelle Ma petite pute. C’est très pratique ce système. L’idée que je fais quelque chose d’utile en même temps que je lui parle est tout à fait plaisante.

Je croise en direction de la Fnac. Le but ? Claquer les 60 euros de mon carnet de "chèques lire" fourni par mon taf. J'ai une vague liste de bouquins, mais en furetant dans les rangées, forcément, j'en prends beaucoup plus que prévu. Je croise une brune qui lit des bouquins de RH. Une fois, deux fois, trois fois. On se regarde. Elle est belle. Putain de regard. Je la recroise encore, mais cette fois au rayon « littérature anglophone ». Je me creuse la tête pour lui dire un truc, mais je ne trouve rien. Elle part à la caisse. Je laisse momentanément ma pile de bouquins au vigile en lui expliquant un truc absurde, et l’attends dehors. Adossé à une rambarde, je fixe la foule qui sort du magasin. Je me rends compte à ce moment que je pue salement de la gueule, et que je n’ai pas de chewing-gums sur moi. Dois-je tester la langue des signes quand elle sortira ? Je ne me sens pas en confiance. Mais finalement c’est le destin qui décide pour moi : je ne parviens pas à apercevoir la fille, qui a du sortir alors que je regardais ailleurs. Je finis alors par ré-entrer, reprends mes bouquins au vigile, et remonte à la librairie. J’ai certainement évité un bide, donc je me sens soulagé. Le soulagement du looser.

Je termine mes achats. A la caisse, je me retrouve à payer au final quelques 120 euros en plus des 60  euros de « chèques lire ». En contrepartie, j’ai le droit de rentrer chez moi avec : « Bardo or not Bardo » (A. Volodine), « Leçons sur Tchouang Tseu » (JF Billeter), « Une folle solitude » (Olivier Rey), « La forteresse de coton » (P. Curval), un recueil de plusieurs John Fante, « Le serpent » (S. Dagerman), « Le loup des steppes » (H. Hesse),  Festivus Festivus (P. Muray), « Le camp des saints » (J. Raspail), « Orages d’acier » (E. Jünger), « Lunar Park » (BE Ellis). Et puis un DVD du Parrain, en promo.

En sortant, une amie m’appelle pour me dire qu’elle a vu des baleines cet été. Chienne.

Ce soir, je ne sors pas. Je bosse sur mes projets persos. A minuit, je m’autoriserai à regarder mon DVD « Les patriotes » de Rochant, récemment acheté. Puis j’essaierai de dormir 5 heures. Que 5 heures. En ce moment, je m’entraîne à moins dormir. J’aimerais dormir naturellement 5 heures toutes les nuits. Histoire d’avoir le temps pour d’autres vies. Ayant laborieusement commencé ma vie il y a à peine 1 an, mes désirs sont immenses. Mais du haut de mes 33 piges, le temps imparti est déjà plus qu’entamé. Il me faut donc dégager des trouées dans mon emploi du temps. Pour cela, tous les moyens sont bons : ne plus voir les gens sans intérêt, éviter au maximum les plans culs sans avenir, moins jouer au poker (ou, au moins, pas toute la nuit), avoir un appart grand où inviter mes amis plutôt que de se donner en permanence rdv dans tel ou tel bar ou resto à l’autre bout de la ville, etc. L’achat de mon scooter s’inscrit d’ailleurs dans cette logique : il devrait me permettre de gagner 1 à 2 heures tous les jours en transport, selon mes activités de la journée. Sur un mois, j’ai calculé que je pourrais ainsi gagner près de 80 heures.

Sinon, au sujet de La jeune stagiaire : pas de news, rien. Je lui ai envoyé moult considérations pas toujours intelligentes via internet, je l’ai appelée plusieurs fois : pas de retour, que dalle. Elle m’avait prévenu, cela dit : elle a peur de changer sa vie, elle est très attachée à son mec, et je pense d’ailleurs sincèrement qu’il la rend heureuse. Tout cela est contrariant. C’est à suivre.

Ah oui, il faut que je trouve un titre à cette note. Je vais mettre "Cette après-midi". Je déteste mettre des titres à mes notes, je n'ai jamais de bonnes idées. Pour certains posts, il m'est même arrivé de perdre jusqu'à 5 minutes à me creuser juste pour cela. Je crois que lorsque je n'aurai aucune idée, je ferai comme Aska, soit mettre juste la date. Histoire de rester dans ma logique du "temps regagné". J'espère qu'il ne m'en voudra pas de ce plagiat éhonté.

05.09.2006

Liberté

Ca y est, j'ai mon scooter. C'est celui-là.

 

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