26.04.2006

Suspendu dans les airs

Oui. Depuis cette entrevue, il se passe quelque chose. Mais je ne sais pas comment en parler.

25.04.2006

Etrange entrevue

Je prends un café avec un type qui m’a contacté, via une connaissance commune, parce que nous avons quelque chose qui nous relie. Le début de nos vies se ressemble. Or, chez certaines personnes, ce type particulier de début de vie peut causer une sorte de questionnement qui se met à tourner en boucle lorsque ces personnes grandissent, avec une intensité qui peut parfois devenir quelque peu gênante. Ce qui conduit alors lesdites personnes à éprouver le besoin de rencontrer d’autres personnes qui présentent la même similitude qu’eux, afin de voir comment, eux, vivent la chose. En fait, c’est une impasse, mais il faut faire la démarche pour s’en apercevoir, je le sais parce que je l’ai fait une fois aussi.

Bref. Quoi qu’il en soit, ce type qui a voulu me voir est donc dans cette démarche-là, justement. Il est plus vieux que moi de 3 ans.  Au cours de notre entrevue, le mec parle beaucoup. Rapidement, j’éprouve une tristesse, que je ne lui montre pas. En effet, il est dévoré par son « début de vie » bizarre. Il est l'esclave de son passé. Il marche à côté de lui-même. Il est, je crois, celui que j’aurais pu devenir si je n’avais pas agi à un moment donné. Bien que plus jeune que lui, je me sens pourtant beaucoup plus fort que lui. Il me fait d’ailleurs une remarque qui montre qu’il s’en rend compte. Gêné par la tristesse que j’éprouve, je ne dis rien de sincère, et feins une proximité qui n’existe pas. Nous discutons 2 heures et puis je me tire.

Je décide alors de marcher. Et je marche, beaucoup. Ce faisant, je cogite ; je suis heureux de m’être senti fort, mais en même temps, je sais que cette entrevue ne me laissera pas indemne. Je sais que la psyché du mec a laissé un petit cadeau à ma propre psyché, et cela très discrètement, à notre insu, pendant que nous discutions. Je ne sais pas encore de quoi il s’agit, mais je sais que je verrai ce que c'est au cours des jours qui suivront.

23.04.2006

La jeune doctorante

Je me rends pour mon travail à un salon consacré à la science. Une sorte de discussion publique y est organisée, où je dois parler de mon métier. D’autres personnes sont invitées également à cette discussion Je croyais qu’il s’agissait comme moi de journalistes mais en fait ce sont des chercheurs qui font de la vulgarisation. Au cours de la discussion, ils se la pètent un peu, genre « les journalistes simplifient et déforment souvent les résultats des chercheurs, etc ». Du coup, très vite je finis par leur mentionner qu’il serait bon que les chercheurs cessent de se croire investis d’une mission sacrée auprès de l’humanité : ils doivent descendre de leur piédestal, cesser d’idéaliser et de mythifier leur savoir, et ce n’est qu’ainsi qu’on aura de la bonne vulgarisation scientifique. Je suis un peu dans la situation « seul contre tous », c’est assez amusant.

J’essaie de prendre souvent la parole car nous sommes filmés. Pourquoi ? Je ne me suis jamais vu filmé, et ça fait longtemps que j’aimerais voir ça. Pas par narcissisme, mais parce qu’on m’a déjà fait quelques remarques récurrentes sur ma façon de m’exprimer, et j’aimerais voir l’étendue du phénomène. Du coup, pour avoir un maximum de présence à l’image, j’en rajoute à fond sur ces histoires de vulgarisation et de chercheurs qui se la jouent, alors que la vérité est que je m’en branle en fait assez largement. D’ailleurs, à ce sujet, le fond de ma pensée, je l’ai livré il y a pas très longtemps à un de mes collègues, à la cantine ; j’ai expliqué à ce dernier que je pensais que non seulement les journalistes disparaitraient très bientôt, supplantés par des experts ultraspécialisés connaissant à fond leurs secteurs et communiquant via des systèmes de type blog par exemple (les nouvelles générations ne s’informent déjà plus que comme ça de toute façon). Mais que de surcroît, cette disparition des journalistes, non seulement je la prédisais pour bientôt, mais que en plus je l’attendais impatiemment, au vu des dégâts causés en France depuis des décennies par le bas QI et la mauvaise foi de cette profession sur la mentalité ambiante. Mon collègue m’a regardé avec de grands yeux : il n’a pas compris comment on pouvait à ce point cracher dans la soupe. Mais fermons la parenthèse.

La discussion se termine. Un étudiant en journalisme qui était dans l’assistance vient me remercier d’avoir si bien défendu « notre » profession. Ben voyons.

Quelques minutes plus tard, je déambule dans les stands du salon. En fait, c’est là que commencent les choses véritablement intéressantes : repérer les belles femmes. Car je dois confesser une chose : j’ai un faible pour les femmes scientifiques. C’est comme ça. Sûrement à cause de l’image de fille intelligente et carrée qui va avec.

A un moment, je repère au loin une fille habillé sexy-classe, manifestement belle ; petite jupe, bottes de salope, longs cheveux noirs qui courent sur ses épaules et dans son dos. Elle discute avec une autre fille, qui tient un stand sur un labo de recherche. Je m’approche. Il me faut rentrer dans la conversation. Difficile car manifestement les deux sont des étudiantes en science, elles discutent de leurs études respectives. Je les coupe poliment, et pose une question complètement bidon à la fille du stand : « mais, votre labo, ce n’est pas là qu’on teste la remédiation cognitive pour le traitement de la schizophrénie ? ». La fille du stand répond non. J’ai l’air d’un con. Quant à la fille aux bottes, elle a tourné la tête ailleurs, attendant de pouvoir reprendre sa discussion avec la fille du stand. C’est raté. Je me casse.

Au bout d’une demi heure, j’ai fait 3 fois le tour des stands, et je me sens brusquement vide. Extrèmement triste. Des passages des bouquins de Houellebecq me reviennent. J’ai l’impression que le temps va soudainement se mettre à accélérer, et que dans 3 secondes je me retrouverai au même endroit en train de faire la même chose… mais agé de 60 ans. J’ai des frissons. J’ai presque envie de pleurer. J’éprouve un sentiment d’absolue vacuité.

Tout en cogitant, je m’approche machinalement d’un stand où un mec fait la pub d’un logiciel qui « sert à structurer sa pensée et organiser ses idées ». Moui. Je pourrais effectivement en avoir besoin. Je prends un exemplaire de la version démo du logiciel.

Quelques minutes plus tard, je décide de partir du salon. En me dirigeant vers la sortie, j’aperçois alors… la fille aux bottes, qui tient un stand .Je m’approche et l’aborde (merde, elle est vraiment belle). On parle. Elle est doctorante. A 22 ans. Ca se met a accélérer grave dans ma tête. On parle du lieu où elle travaille, que je connais un peu. On parle de ses recherches pour sa thèse. On parle de différence sexuée. On parle de bases neurales. On parle de souris perdues dans des labyrinthes. On parle du monde de la recherche en France. On parle de culpabilité. On parle du Canada. Parfois des collègues à elle viennent, et tentent de nous interrompre pour lui demander des trucs (putain vous voyez pas qu’elle est occupée ?). Mais ça ne marche pas. Elle continue à me parler, et ne prête aucune attention aux importuns. Je me casse sans prendre ses coordonnées ; je connais le site du l'endroit où elle travaille, et j’aurai donc aucun mal à retrouver son mail.

J’arrive chez moi. Je réalise alors qu’il va falloir lui écrire un mail marrant, attendre sa réponse… et tout cela me fait chier. J’ai envie d’aller vite. Et là je me souviens que un cocktail était prévu à la fin du salon : c’était l’occasion évidemment rêvée pour discuter plus tranquillement avec elle que devant son stand. Problème : à l’heure qu’il est, le cocktail est déjà bien commencé... Je ressort de chez moi comme un taré, hèle un taxi (« vous avez un itinéraire préféré ? », « oui, le plus rapide »).

Peu après, j’arrive. Il y a encore des gens dans les couloirs et dans les escaliers, mais le cocktail est fini. Cependant, quelques minutes plus tard, je la vois, entourée de collègues à elle. Ils plaisantent. Evidemment, impossible d’aller la brancher comme ça devant ses collègues. Il me faut attendre le moment propice. Et donc, en attendant, justifier ma présence absurde ici, alors même que le salon est terminé, que le cocktail est terminé, et que je ne connais aucune des personnes qui restent. Je m'assied, et fais alors semblant d’envoyer des textos, mais je sais que ça ne fera pas longtemps faire illusion. Coup de bol : dans le groupe où elle est, je reconnais un de ses collègues : c’était le type qui animait la discussion publique. Je me démerde pour être présent dans son champ visuel. Il me voit, sors du groupe, et vient me parler. Ok, c’est good. Il ne me reste plus qu’à entretenir la discussion, tout en guettant le moment où elle sera un peu isolée de ses collègues. Mais vingt minutes plus tard, elle est toujours avec ses collègues. Et moi, je commence à en avoir marre de discuter avec le type.  Je décide finalement de me tirer, et de consacrer mes heures à venir à la rédaction d’un email le plus bluffant possible.

C'est à ce moment que je réalise que, probablement pour la première fois depuis 3 ans, j’ai été capable de penser durant plusieurs heures d’affilée à une autre femme que V*.

22.04.2006

Samedi

Hier soir, perdu lourd au poker, au cours d'une partie "floche contre floche". Forcément c'est monté très haut... et puis c'est retombé, enfin pour moi (j'avais la floche au 7 contre une floche à la dame). Je crois que je vais mettre la pédale douce sur ce jeu, et consacrer mon pognon et mes nuis blanches à des choses plus constructives.

Ce matin, comme ma côte ne me fait quasi plus mal, je me rend à mon club de boxe malgré ma courte nuit, histoire de faire un peu de sac et de reprendre mes marques.... et je me retrouve devant la porte de la salle... fermée, cause vacances. Hum. Restons zen. Bien décidé à reprendre le sport aujourd'hui quoi qui'l arrive, je rentre chez moi, fait une centaine de pompes, exécute un nombre non déterminé d'abdos, et prépare mes affaires pour aller me faire 1 ou 2 km à la piscine prés de chez moi.

21.04.2006

Revue de presse

Tandis que la dette publique n’en finit pas de prendre une ampleur grotesque, que le vaudeville Clearstream s’apprête à couronner de ridicule nos institutions, qu’il nous faut endurer la honte d’avoir suscité le dégoût de la 2e puissance économique mondiale avec des pratiques d’enfant de 4 ans, que désormais, au terme d'un voisinage mouvementé d'une quinzaine de siècles, ce n'est désormais plus qu'une sorte de mépris attristé que nous sommes capables de susciter chez nos voisins anglais, que la facture des festivités anti-CPE s'apprête à révéler ses plus beaux atours à nos yeux esbaudis, et que tout en même temps il nous est demandé de financer sans moufter les soins médicaux d’un type qui nous crache à la gueule depuis des mois, c’est bel et bien une chasse aux œufs de Pâques géante qui a été organisée dimanche dernier sur plusieurs sites historiques français.

Voilà ce que j’ai appris aujourd’hui, au cours de la demi-heure que je dédie quotidiennement à mon effort d’information. 

Putain, j’ai besoin d’air.

 

19.04.2006

Ambiance ambiance

Il y a une atmosphère de plus en plus oppressante à mon taf. Je vous ai déjà dit, je crois, que la boîte où je bosse est mise en vente ; le nom du repreneur n'est pas encore connu, ce qui créait déjà une certaine pression. Mais depuis peu, les mecs aux manettes là-haut ont commencé à faire le ménage. Des têtes vont voler. Il me semble percevoir, sous mes pieds, les vibrations de gigantesques masses souterraines, invisibles, se déplacant imperceptiblement, comme pour se mettre en ordre de bataille. Bataille à venir dont la logique et les enjeux me dépassent assez largement.

Pour échapper un peu à cette ambiance de merde, je me suis isolé dans un bureau à part, dans le bureau d'un collègue parti en vacances. J'ai vue sur le périph. J'ouvre la fenêtre, les bruits de la ville viennent me visiter. Sur le balcon, quelques pigeons s'amusent sur la rambarde metallique. Je préfère largement cet écosystème-là à celui, habituel, de mon open space. Indéniablement.

Au fait, à propos de têtes qui volent, j'ai lu cette news sur l'exécution de Louis 16 : contrairement à ce qui avait rapporté par plusieurs narrateurs, le dernier roi de France ne s'en est pas allé vers l'échafaud en se comportant comme un couard, mais au contraire avec diginité. Dixit... son bourreau, dans une lettre récemment vendue aux enchères. J'en parle à mon père au téléphone, qui me signale en revanche que Robespierre, lui, s'était chié dessus, en tentant de se suicider pour éviter le face à face avec le tranchant de la guillotine. Mais il n'est pas parvenu à se tuer. Du coup, le jour de son exécution, comme il ne pouvait plus marcher du fait de sa tentative de suicide, il a alors du être porté par des mecs jusqu'à l'échafaud.

C'est sur, vu sous cet angle, la révolution française a une toute autre gueule.

14.04.2006

Aujourd'hui

Je crois que je n’ai pas été très heureux, aujourd’hui : j’ai travaillé silencieusement quelques 10 heures face à mon écran plat, j’ai déjeuné seul ce midi à la cantine en lisant le Figaro, et en tout et pour tout, j’ai dû communiquer verbalement avec mes semblables durant quelques 5 minutes à tout casser. Qui plus est, je n’ai dragué personne, ce qui est une honteuse dérogation à la discipline que je m’étais fixée. 

Les deux évènements-clés de ma journée ont ainsi été :

-          une partie de baby foot avec Y*. Y* est une jeune femme de 24 ans, d'origine kabyle, qui effectue un stage dans ma boîte. Cette fille a une énergie rafraîchissante, qui change de l’ambiance de plus en plus pesante qui régne dans notre open-space commun. Qui plus est, elle n’a pas la langue dans sa poche, ce qui par exemple l’a conduite avant-hier matin, alors que je prenais mon café avec elle, à fustiger sans pitié la mentalité de « blédard » de nombre de ses compatriotes. Un jugement qui, bien sûr, n'est pas dans la "ligne idéologique" de ma rédac ; mais, dommage, il n' y avait que moi pour l'écouter à ce moment là. Sinon, au niveau du score (pour le baby foot), alors qu’elle m’avait battu plutôt sèchement la veille (10-3), je lui ai mis aujourd’hui un petit 10-4 dans la tête, histoire de lui montrer qui c’est le mec. Au baby, il y a un truc que j'ai remarqué chez elle : c’est qu’elle adore donner du fil à retordre au mec contre qui elle joue, mais ce qu’elle aime quand même le plus (sans se l’avouer, bien sûr), c’est être amenée à reconnaître que le mec en face est plus fort qu’elle. C’est quelque chose qui la rassure, ça lui plait, c’est un truc vraiment flagrant. Je ne ferai aucune interprétation psychanalytique foireuse de cela, je constate juste ce fait (qui, je dois bien le dire, me touche plutôt, comme l’on peut être touché par le trop-plein de sincérité d’une œuvre d’art, par exemple).

-          une discussion-éclair de  20-30 secondes avec une très belle femme dans un ascenseur de ma boîte.


Mais demain, les choses devraient être un peu plus agitées.

Etre juif

Hier, pris un verre avec S*, mon ex la plus récente. Elle me dit que je suis que je suis la seule personne non juive de son entourage qui aime autant les juifs (je lui avais dit mon admiration face à la proportion de juifs impliqués dans les recherches  scientifiques les plus en pointe -un fait que je constate tous les jours dans mon travail-, ainsi que plus généralement mon grand intérêt pour l’histoire d’Israel). Je suis troublé qu’elle me dise ça, d’autant plus qu’une autre personne, également juive, m’a récemment dit la même chose.
Je pense à la phrase de David ben Gourion, reprenant en substance celle du roi Salomon, et disant : « Est juif celui qui se sent juif »... Serais-je passé à côté de moi-même ? Non. Car je n’ai fondamentalement pas une vision religieuse de la réalité. Issu d’un milieu familial certes pourtant très religieux, je me suis de ce fait penché, je crois, un peu trop abondamment sur les ressorts psychologiques qui conduisent un individu à s’en remettre à une entité supérieure invisible, pour pouvoir un jour me retrouver dans la situation de verser dans une religion, quelle qu’elle soit. Ce qui, en revanche, ne m’empêche nullement d’avoir une incontestable considération pour la foi chrétienne, par exemple, au vu de la richesse intellectuelle qu’elle a été apte à générer.

En fait, pour être vraiment honnête avec moi-même, je crois que j’ai surtout une approche plutôt païenne de la réalité. Des choses simples, comme marcher dans la forêt, écouter les arbres bruisser, entendre au loin le son d’une rivière ou encore écouter le vent des plaines siffler à mes oreilles, sont des moments qui m’exaltent incomparablement. Moi qui suis, je crois, généralement plutôt cynique et désenchanté, je dois pourtant bien reconnaître que les forces élémentaires de la nature sont capables de me transformer très vite en gosse de 4 ans.

Ainsi, quand je randonne par exemple, je redeviens tribal, archaïque, franc et généreux comme un animal simple.

13.04.2006

Done

Voilà, ça y est. Je vois mal Bush ne pas réagir d’ici les mois à venir. Quelque chose sera forcément fait. Quant à la France, engagée comme elle est sur ce dossier, et ce contrairement à ce qui était le cas lors de la période pré-invasion de l’Irak (épisode II), elle va bien être obligée de faire, elle aussi, son petit quelque chose, lorsque le processus aura été déclenché outre-Atlantique. Or, étant donné qu’elle reste hantée par le spectre des émeutes de novembre 05, et vu que par ailleurs, elle n’a pas supporté bien longtemps le face-à-face avec la minorité anti-cpe, j’avoue que je vois assez mal comment, vu la taille des enjeux qui s’annoncent, elle va pouvoir se démerder pour faire son quelque chose à l'extérieur, sans que cela ne sonne la reprise des festivités à l'intérieur. Si les choses se déroulent comme je me les représente mentalement, là, à l’instant où j’écris ces lignes, je peux d’ores et déjà vous prédire une chose : on va regretter le temps des facs bloquées.

Voilà. C’était les prédictions de Lazare pour les mois à venir. Ca fera 100 euros. Vous pouvez me rémunérer en plans teufs, en plans thunes, ou même en plans cul si vous n'avez rien d'autres. Pour les modalités concrètes, utilisez mon adresse email ci contre. Merci.

12.04.2006

Poker (3)

Au fait, je me suis fait laminer au poker, la dernière fois.

Détail des évènements :

- J'ai joué "ouvert", classe, avec du panache et tout, pendant les 3 premières heures > résultat : solde largement positif au terme de ces trois premières heures (les mecs flippaient).

- Puis, durant les heures suivantes, j'ai joué "ouvert", classe, avec du panache et tout, tout en liquidant à moi tout seul une bonne partie de la bouteille de médoc que j'avais amené > résultat : solde largement négatif à la fin de la session (les mecs ne flippaient plus du tout, j'étais devenu largement inoffensif).

Sans commentaires.

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