31.12.2005

Gagner plein de pognon

Depuis deux jours et encore pour deux jours (avant la reprise de mon boulot, le 3 janvier), me voilà lancé dans la rédaction de quelque chose qui va peut être me faire gagner beaucoup de pognon, ou peut etre pas du tout. Douze heures par jour devant mon ordinateur. Je DOIS finir ce truc impérativement avant le 3 janvier (après, ce sera le retour de la spirale "travail" et alors plus moyen de trouver le temps pour ça), un truc donc je reportais en fait la rédaction depuis des mois. Quant à son aptitude réelle à me transformer en millardaire, j'en saurai plus très prochainement. Cela dépendra directement de l'accueil qui sera fait à ce document par les personnes à qui je l'aurai fait lire.

29.12.2005

De la possible influence du 18e arrdt de paris dans ma vie professionnelle

Hier soir, je dîne avec C*, une autre ex (avec ce blog je suis en train de me rendre compte que je fréquente principalement mes exs, ça craint) dans un troquet près de montmartre. Elle me propose quelque chose qui pourrait devenir une ouverture plutôt intéressante dans ma vie professionelle (bon, il s'agirait en fait d'effectuer une opération que les gens font assez communément dans leur vie, en fait : changer d'employeur, pour faire le meme boulot mais avec plus de responsabilités, et tout cela avec un meilleur salaire). Hum. J'en saurai plus au cours des prochaines semaines

27.12.2005

Une mère

Je rend visite a la mère de L*, l’un de mes meilleurs amis, lequel est parti depuis quelques mois au Quebec. On parle de lui, bien sur, mais aussi de son petit frère, 20 ans, que je connais bien aussi, et qui vient de sortir de prison : un mois et demi passé là-bas pour coups et blessures (une baston à la sortie d’une boite). Elle me parle de toutes les emmerdes qu’il rencontre pour trouver du boulot à cause de son casier. Son fils est un type bien : un jeune mec du sud bien testostéroné, et qui a fait une connerie pour aider ses potes qui se faisaient tomber dessus par des enculés. Elle a envie de pleurer, elle est à fleur de peau. Je me souviens des soirées passées à jouer à la belote l’été dernier avec elle, L* et ce jeune frère, dans leur petit appart en front de mer, après des après-midi de paradis, passées dans l'eau au bout d'un tuba, à mater les poissons. J’ai envie de la serrer dans mes bras

Dans le jardin

Je suis dans le jardin de mes parents. Je fume des marlboro en écoutant la radio, au soleil. Mes parents ont installé dans les arbres plein de trucs qui attirent les oiseaux (graisse, etc) et ça pépie dans tous les sens. C’est un instant délicieux, en apensanteur

Bug spatio-temporel

18h : Apéro chez S*, une ex, qui habite dans une incroyable maison (une maison de magazine, gigantesque, à la déco ultra branchée), avec son mec et son petit garçon. On parle de cicatrices : les siennes sont reelles, les miennes imaginaires. On se comprend très bien.

21h : diner « retrouvailles » avec mon amie I*, et des gens de ma terrminale. Décidément, c’est la soirée « ex » : j’y vois E*, ma première petite amie, connue à 17 ans, avec qui je suis resté près de 4 ans, et qui est depuis devenue chercheur en agronomie tropicale. Après notre rupture, je m’étais souvent demandé si on aurait pu être heureux. Et ce soir je comprend que la réponse est définitivement… non : elle parle de la « présence » d’Israel au proche orient avec ce ton insupportable des rebelles de salon ("je ne comprends pas comment des soldats peuvent tirer sur des enfants", etc etc), j’ai l’impression d’entendre une journaliste de libé débiter ses conneries. J'avais oublié son positionnement politique (qui était grosso modo le mien aussi à l'époque, cela dit, mais bon j'avais 20 piges). Je n’entre quasiment pas dans le débat, même pas pour lui conseiller d’ouvrir des livres d’histoire sur Israel. En fait, je l’écoute, c’est tout. Dégustant ce merveilleux déclic qui se produit en moi : je comprend vraiment, à ce moment, en l’espace de quelques secondes, que rester avec cette fille aurait été une grosse connerie. Ca me soulage incroyablement. Peu après, E* nous quitte pour rejoindre son mari, qui n’est pas venu parce qu’il ne m’aime pas.

23h : On finit dans un bar irlandais. I* me demande ce que je fais le nouvel an. Je répond « rien », car je ne suis invité à (presque) aucune fête. Il faut vous dire que durant les années de cogitation dont j’ai brièvement parlé plus haut, je me suis, entre autres balles tirées dans les deux pieds, considérablement désocialisé. I* me propose alors de passer le nouvel an avec elle et quelques uns de ses amis, dans un coin perdu à la campagne. Ca me tente un peu, mais je ne lui montre pas vraiment (je fais genre « pourquoi pas ? » d’un air distant-con) car j’ai honte d’avoir révélé de façon aussi flagrante (aux autres gens présents, surtout, car I*, elle, me connaît plutôt bien maintenant) mon état de désocialisation avancée. Et puis aussi surtout, je crois que j’ai honte d’en avoir honte

24.12.2005

Echo

Je suis dans ma ville (presque) natale. Mon père offre un bouquin à ma mère. Sur la 4e de couverture, il y a écrit :

 « J’ai été seul pendant deux mille ans – le temps de l’enfance. De cette solitude, personne n’est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J’attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d’hortensia – une sorte de boule de neige bleue. Peut on imaginer cela ? »

Le livre, de Christian Bobin, est intitulé « Prisonnier au berceau ».

23.12.2005

Intentions

En ce mois de décembre 2004, je suis sorti d'une sorte de "geôle mentale" dans laquelle je résidais depuis... depuis un "certain temps", disons.
Quoi qu'il en soit, ça se fête. Bienvenue sur mon blog.

Dans le blog, je déploierai :
• des efforts limités quant au style, aux fautes d’othographe et de frappe : je vais essayer de me relire au minimum, histoire de pas transformer l’exercice en branlette.
• aucun effort particulier quant à la portée philosophico-intellectuello-métaphysique de mes propos. Je n’ai envie d’écrire que sur ce qui (m’)est réel.
Par ailleurs :
• l’intitulé bliblique du blog
• le fait qu’il démarre en ces jours de noel
• mon âge (33)

... sont des paramètres qui n'ont aucun rapport. Juste un hasard (marrant).

22.12.2005

Evangile selon St Jean

Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : "Déliez-le et laissez-le aller".

Jn 11;44

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